"Rendez-nous les vers de terre", "notre maison brûle"... Un peu après 10h00, des dizaines de participants à cette action à Paris, qui s'inscrit dans une semaine mondiale de désobéissance civile pour réclamer des mesures contre le réchauffement climatique, ont installé meules de foin et gros bidons noirs sur les quais devant l'Assemblée. D'autres, assis sur la chaussée, en position de méditation, ou debout derrière une large banderole proclamant "Ici on cultive, assemblée citoyenne", barraient d'autres rues autour du bâtiment où les députés français n'étaient pas en session samedi. Dans le cadre d'une mobilisation mondiale appelée par XR (mouvement né il y a un an au Royaume-Uni pour exiger des gouvernements des mesures drastiques contre le réchauffement climatique), la branche française a mené une série d'actions de désobéissance civile toute la semaine dans la capitale française. Après cinq jours d'occupation de la place du Châtelet et du pont au Change dans le coeur de Paris, Extinction Rebellion a levé le camp vendredi soir pour se concentrer sur cette action baptisée "Archipel des nouveaux mondes", la dernière prévue de leur semaine de mobilisation qui avait commencé samedi dernier par l'occupation pendant 17 heures d'un centre commercial. Sur le boulevard Saint-Germain, les forces de l'ordre enlevaient un par un les manifestants assis par terre, afin de dégager la route, manifestants qui s'installaient à nouveau un peu plus loin. "La police n'est pas notre ennemie, nos ennemis ce sont les industriels qui exploitent le vivant et les Etats qui les laissent faire", a lancé dans un micro un participant. "Notre combat est juste et non violent et nous nous battrons jusqu'à ce qu'on nous entende", a-t-il ajouté. A Amsterdam, quelque 130 activistes ont interpellés alors qu'ils bloquaient le Blauwburg dans la capitale néerlandaise. Ils n'avaient pas d'autorisation de manifester. Ayant refusé de partir, les militants ont été interpellés. (Belga)