Vendredi matin, cette dernière avait en effet assuré qu'aucun expulsion proprement dite ne s'était produite via l'aéroport carolo, ne faisant état que de refoulements à la frontière (573 en 2017 et 336 en 2018) et de départs volontaires (166 en 2017 et 109 en 2018). Des explications en partie confirmées par le secrétaire d'Etat selon qui 573 refoulements à la frontière ont bien été comptabilisés en 2017 à Charleroi. Auxquels s'ajoutent, et c'est là que les deux entités divergent, 166 retours sans escorte, une mesure d'éloignement appliquée lorsque la personne ne s'oppose pas à son retour mais qui ne s'apparente pas, d'après Theo Francken, à un retour volontaire. En 2018, ces chiffres s'élèvent à 445 éloignements, dont 336 refoulements à la frontière et 166 retours sans escorte. Par ailleurs, des retours forcés sous escorte - 7 en 2017 et 4 en 2018 - ont également eu lieu au BSCA mais ces escortes étaient parties de Zaventem et y ont donc été enregistrées même si ces personnes ont décollé de Charleroi, a encore indiqué Theo Francken en réaffirmant par ailleurs sa volonté que l'aéroport régional, qui assure de nombreux vols vers l'Afrique du Nord, joue un rôle plus important dans les mesures d'éloignement. Le sujet ne manquera pas d'être abordé au cours de la rencontre prévue lundi entre le secrétaire d'Etat, le ministre de l'Intérieur, Jan Jambon, et le ministre wallon en charge des Aéroports, Jean-Luc Crucke. Ce dernier a déjà indiqué qu'il respecterait la loi mais qu'il ferait passer deux messages: pas question qu'un euro wallon finance des mesures qui dépendent uniquement du fédéral et pas question, non plus, de faire n'importe quoi, en matière de droits humains, en Wallonie, le ministre plaidant sur ce point pour la rédaction d'une convention entre la Région et le fédéral, sous l'égide, "si besoin", de la Croix-Rouge afin d'obtenir la garantie que les droits humains soient "pleinement respectés". (Belga)

Vendredi matin, cette dernière avait en effet assuré qu'aucun expulsion proprement dite ne s'était produite via l'aéroport carolo, ne faisant état que de refoulements à la frontière (573 en 2017 et 336 en 2018) et de départs volontaires (166 en 2017 et 109 en 2018). Des explications en partie confirmées par le secrétaire d'Etat selon qui 573 refoulements à la frontière ont bien été comptabilisés en 2017 à Charleroi. Auxquels s'ajoutent, et c'est là que les deux entités divergent, 166 retours sans escorte, une mesure d'éloignement appliquée lorsque la personne ne s'oppose pas à son retour mais qui ne s'apparente pas, d'après Theo Francken, à un retour volontaire. En 2018, ces chiffres s'élèvent à 445 éloignements, dont 336 refoulements à la frontière et 166 retours sans escorte. Par ailleurs, des retours forcés sous escorte - 7 en 2017 et 4 en 2018 - ont également eu lieu au BSCA mais ces escortes étaient parties de Zaventem et y ont donc été enregistrées même si ces personnes ont décollé de Charleroi, a encore indiqué Theo Francken en réaffirmant par ailleurs sa volonté que l'aéroport régional, qui assure de nombreux vols vers l'Afrique du Nord, joue un rôle plus important dans les mesures d'éloignement. Le sujet ne manquera pas d'être abordé au cours de la rencontre prévue lundi entre le secrétaire d'Etat, le ministre de l'Intérieur, Jan Jambon, et le ministre wallon en charge des Aéroports, Jean-Luc Crucke. Ce dernier a déjà indiqué qu'il respecterait la loi mais qu'il ferait passer deux messages: pas question qu'un euro wallon finance des mesures qui dépendent uniquement du fédéral et pas question, non plus, de faire n'importe quoi, en matière de droits humains, en Wallonie, le ministre plaidant sur ce point pour la rédaction d'une convention entre la Région et le fédéral, sous l'égide, "si besoin", de la Croix-Rouge afin d'obtenir la garantie que les droits humains soient "pleinement respectés". (Belga)