Partis depuis le palais de Justice à Beyrouth où ils s'étaient rassemblés en début d'après-midi, les manifestants, certains munis de drapeaux libanais en noir, ont marché jusqu'à la route menant au palais présidentiel, mais ont été stoppés par un grand dispositif militaire qui avait été déployé, selon des photographes de l'AFP sur place. Scandant des slogans du mouvement de contestation né à l'automne dernier contre l'ensemble de la classe dirigeante accusée de corruption et d'incompétence, certains manifestants ont appelé à la démission du président Michel Aoun. Des centaines de partisans du chef de l'Etat s'étaient également rassemblés dans le secteur, et l'armée a tenté de faire tampon entre les deux camps. Des accrochages ont éclaté entre certains manifestants et l'armée, qui a tiré en l'air pour séparer les contestataires. "Il n'est pas possible qu'après une explosion comme celle du 4 août, personne n'ait encore été jugé, le pays est en train de s'effondrer et eux continuent de se partager" le gâteau, a déploré à l'AFP Layal Tohmé, une manifestante. L'explosion du 4 août, imputée par les autorités au stockage "sans mesure de précaution" depuis six ans de 2.750 tonnes de nitrate d'ammonium dans un entrepôt du port, a tué plus de 190 personnes, blessé 6.500 autres et laissé 300.000 personnes sans-abri. Ce drame de trop dans un pays en pleine crise politique et économique a attisé la colère de la population contre la classe politique quasi inchangée depuis des décennies. Les principaux dirigeants libanais, en premier lieu M. Aoun et le Premier ministre démissionnaire Hassan Diab, avaient été avertis des dangers que représentait la cargaison stockée dans le port. Au total, quelque 25 personnes ont été arrêtées après le drame, notamment des responsables du port, des douanes et des appareils sécuritaires. Aucun haut responsable politique n'a été arrêté. Les autorités libanaises ont rejeté les appels à une enquête internationale. (Belga)

Partis depuis le palais de Justice à Beyrouth où ils s'étaient rassemblés en début d'après-midi, les manifestants, certains munis de drapeaux libanais en noir, ont marché jusqu'à la route menant au palais présidentiel, mais ont été stoppés par un grand dispositif militaire qui avait été déployé, selon des photographes de l'AFP sur place. Scandant des slogans du mouvement de contestation né à l'automne dernier contre l'ensemble de la classe dirigeante accusée de corruption et d'incompétence, certains manifestants ont appelé à la démission du président Michel Aoun. Des centaines de partisans du chef de l'Etat s'étaient également rassemblés dans le secteur, et l'armée a tenté de faire tampon entre les deux camps. Des accrochages ont éclaté entre certains manifestants et l'armée, qui a tiré en l'air pour séparer les contestataires. "Il n'est pas possible qu'après une explosion comme celle du 4 août, personne n'ait encore été jugé, le pays est en train de s'effondrer et eux continuent de se partager" le gâteau, a déploré à l'AFP Layal Tohmé, une manifestante. L'explosion du 4 août, imputée par les autorités au stockage "sans mesure de précaution" depuis six ans de 2.750 tonnes de nitrate d'ammonium dans un entrepôt du port, a tué plus de 190 personnes, blessé 6.500 autres et laissé 300.000 personnes sans-abri. Ce drame de trop dans un pays en pleine crise politique et économique a attisé la colère de la population contre la classe politique quasi inchangée depuis des décennies. Les principaux dirigeants libanais, en premier lieu M. Aoun et le Premier ministre démissionnaire Hassan Diab, avaient été avertis des dangers que représentait la cargaison stockée dans le port. Au total, quelque 25 personnes ont été arrêtées après le drame, notamment des responsables du port, des douanes et des appareils sécuritaires. Aucun haut responsable politique n'a été arrêté. Les autorités libanaises ont rejeté les appels à une enquête internationale. (Belga)