Au Liban, depuis la fin de la guerre civile, le pouvoir est partagé dans un équilibre fragile entre les différents groupes religieux et ethniques. Le pays connaît une crise politique et économique depuis des années, et l'épidémie de coronavirus n'a fait qu'aggraver la situation. L'explosion qui a détruit le port de Beyrouth mardi dernier n'était qu'une goutte d'eau de plus pour de nombreux Libanais, dans leur pays et à l'étranger. D'importantes manifestations ont eu lieu samedi au Liban lors desquels le ministère des Affaires étrangères a été assiégé et un policier tué. Les manifestants de la place Schuman ont non seulement souhaité exprimer leur solidarité avec les victimes de l'explosion, mais ont également appelé à un renouveau politique profond dans le pays. Lorsque le nom de certains politiciens ont été scandés, quelques tensions sont apparues, mais aucun débordement n'a pour autant été observé. "Je regrette cet incident", a toutefois déclaré l'un des organisateurs. "Personne n'a besoin d'être ciblé ici, nous ne ciblons aucun politicien ou groupe politique en particulier. La situation au Liban est la faute de tous les groupes politiques qui ont été au pouvoir ces dernières années. Tout le système politique doit changer", a-t-il conclu. (Belga)

Au Liban, depuis la fin de la guerre civile, le pouvoir est partagé dans un équilibre fragile entre les différents groupes religieux et ethniques. Le pays connaît une crise politique et économique depuis des années, et l'épidémie de coronavirus n'a fait qu'aggraver la situation. L'explosion qui a détruit le port de Beyrouth mardi dernier n'était qu'une goutte d'eau de plus pour de nombreux Libanais, dans leur pays et à l'étranger. D'importantes manifestations ont eu lieu samedi au Liban lors desquels le ministère des Affaires étrangères a été assiégé et un policier tué. Les manifestants de la place Schuman ont non seulement souhaité exprimer leur solidarité avec les victimes de l'explosion, mais ont également appelé à un renouveau politique profond dans le pays. Lorsque le nom de certains politiciens ont été scandés, quelques tensions sont apparues, mais aucun débordement n'a pour autant été observé. "Je regrette cet incident", a toutefois déclaré l'un des organisateurs. "Personne n'a besoin d'être ciblé ici, nous ne ciblons aucun politicien ou groupe politique en particulier. La situation au Liban est la faute de tous les groupes politiques qui ont été au pouvoir ces dernières années. Tout le système politique doit changer", a-t-il conclu. (Belga)