Les fidèles participaient à la prière du soir vendredi lorsqu'une explosion a été suivie d'une boule de feu dans la mosquée de Narayanganj, près de la capitale Dacca, selon les secours. Le précédent bilan faisait état de 16 morts. Huit personnes sont décédées dans la nuit de samedi à dimanche, dont l'imam et le muezzin, a indiqué Samanta Lal Sen, porte-parole de l'hôpital de Dacca spécialisé dans les brûlures. Le bilan pourrait encore s'élever, car 13 personnes sont dans un état critique, et certaines sont brûlées à 70 ou 80 %, a précisé le porte-parole à l'AFP. Mohammad Salim a déclaré avoir accouru vers la mosquée lorsqu'il a entendu l'explosion, ajoutant avoir vu des fidèles se jeter dans un égout à ciel ouvert pour échapper aux flammes. "Ils criaient: sauvez-nous, alors qu'ils se roulaient dans l'eau pour refroidir leurs corps brûlés, leurs visages étaient calcinés et méconnaissables", a raconté à l'AFP Salim, qui a perdu deux cousins et un beau-frère dans le drame. Les enquêteurs soupçonnent une fuite de gaz et une étincelle provoquée par un climatiseur. L'explosion a provoqué la colère de la population, le comité en charge de la mosquée ayant affirmé que la société publique de distribution du gaz avait demandé un pot-de-vin pour réparer rapidement les fuites. Le président du comité, Abdul Gafur, a déclaré que la mosquée connaissait depuis plusieurs jours des problèmes avec les tuyaux de gaz. Les incendies sont fréquents au Bangladesh, en raison de l'application défaillante des règles de sécurité, et font des centaines de morts chaque année. (Belga)

Les fidèles participaient à la prière du soir vendredi lorsqu'une explosion a été suivie d'une boule de feu dans la mosquée de Narayanganj, près de la capitale Dacca, selon les secours. Le précédent bilan faisait état de 16 morts. Huit personnes sont décédées dans la nuit de samedi à dimanche, dont l'imam et le muezzin, a indiqué Samanta Lal Sen, porte-parole de l'hôpital de Dacca spécialisé dans les brûlures. Le bilan pourrait encore s'élever, car 13 personnes sont dans un état critique, et certaines sont brûlées à 70 ou 80 %, a précisé le porte-parole à l'AFP. Mohammad Salim a déclaré avoir accouru vers la mosquée lorsqu'il a entendu l'explosion, ajoutant avoir vu des fidèles se jeter dans un égout à ciel ouvert pour échapper aux flammes. "Ils criaient: sauvez-nous, alors qu'ils se roulaient dans l'eau pour refroidir leurs corps brûlés, leurs visages étaient calcinés et méconnaissables", a raconté à l'AFP Salim, qui a perdu deux cousins et un beau-frère dans le drame. Les enquêteurs soupçonnent une fuite de gaz et une étincelle provoquée par un climatiseur. L'explosion a provoqué la colère de la population, le comité en charge de la mosquée ayant affirmé que la société publique de distribution du gaz avait demandé un pot-de-vin pour réparer rapidement les fuites. Le président du comité, Abdul Gafur, a déclaré que la mosquée connaissait depuis plusieurs jours des problèmes avec les tuyaux de gaz. Les incendies sont fréquents au Bangladesh, en raison de l'application défaillante des règles de sécurité, et font des centaines de morts chaque année. (Belga)