Les attentats terroristes et la crise migratoire conduisent à restreindre les libertés civiles et politiques, tandis que la crise économique et financière et la crise environnementale érodent les droits économiques, sociaux et culturels, écrit la LDH. "En 2016, de nombreuses catégories de la population ont exprimé, en manifestant, en pétitionnant, en faisant grève ou en allant devant la justice, leurs critiques, mécontentement ou colère", poursuit-elle, avant de revenir sur quelques uns de ses combats. Le chapitre consacré à l'état de la justice est particulièrement virulent: "le sous-effectif tant chez les magistrats assis et debout qu'aux greffes, la diminution du nombre d'huissiers d'audience, la réforme de l'aide juridique, la fermeture partielle de certains greffes, l'application difficile de la loi 'Pot-pourri II', l'archaïsme des infrastructures... Les carences de la justice belge se sont multipliées" en 2016, considère la LDH, qui rappelle la grève des magistrats du 2 juin, "un fait rarissime", ainsi que le manque de moyens financiers blâmé jusque par le premier président de la Cour de cassation. La LDH réitère aussi sa préoccupation quant aux mesures de lutte contre le terrorisme. "Le danger qui guette nos gouvernements est d'amener le citoyen à sacrifier ses droits et libertés pour une illusion de sécurité. C'est le piège que les terroristes nous tendent. Ne leur offrons pas cette victoire", conclut son président Alexis Deswaef. (Belga)

Les attentats terroristes et la crise migratoire conduisent à restreindre les libertés civiles et politiques, tandis que la crise économique et financière et la crise environnementale érodent les droits économiques, sociaux et culturels, écrit la LDH. "En 2016, de nombreuses catégories de la population ont exprimé, en manifestant, en pétitionnant, en faisant grève ou en allant devant la justice, leurs critiques, mécontentement ou colère", poursuit-elle, avant de revenir sur quelques uns de ses combats. Le chapitre consacré à l'état de la justice est particulièrement virulent: "le sous-effectif tant chez les magistrats assis et debout qu'aux greffes, la diminution du nombre d'huissiers d'audience, la réforme de l'aide juridique, la fermeture partielle de certains greffes, l'application difficile de la loi 'Pot-pourri II', l'archaïsme des infrastructures... Les carences de la justice belge se sont multipliées" en 2016, considère la LDH, qui rappelle la grève des magistrats du 2 juin, "un fait rarissime", ainsi que le manque de moyens financiers blâmé jusque par le premier président de la Cour de cassation. La LDH réitère aussi sa préoccupation quant aux mesures de lutte contre le terrorisme. "Le danger qui guette nos gouvernements est d'amener le citoyen à sacrifier ses droits et libertés pour une illusion de sécurité. C'est le piège que les terroristes nous tendent. Ne leur offrons pas cette victoire", conclut son président Alexis Deswaef. (Belga)