"Si mon peuple le demande, nous sommes disposés à retourner (en Bolivie) pour apaiser la situation", a déclaré M. Morales lors d'une conférence de presse à Mexico City. "Nous reviendrons tôt ou tard", a-t-il assuré. M. Morales, qui est arrivé mardi au Mexique où il bénéficie de l'asile politique, a aussi appelé à un "dialogue national" afin de résoudre la crise qui agite la Bolivie. Il a par ailleurs refuté la légitimité de la présidente par intérim, la sénatrice Jeanine Anez, qui tente de combler le vide politique qui s'est formé depuis la démission d'Evo Morales, un "coup d'Etat" selon lui. Mme Anez, deuxième vice-présidente du Sénat, s'est proclamée à la tête de la Bolivie malgré l'absence de quorum au Parlement, arguant de "la nécessité de créer un climat de paix sociale" dans le pays secoué par une grave crise politique depuis l'élection présidentielle fin octobre. (Belga)