"Les gilets jaunes sont un signal d'alarme sur le fait que nous devons mener le changement nécessaire dans notre économie, dans nos technologies, d'une manière sociale et acceptable", a déclaré l'Allemand Manfred Weber, le chef de file des conservateurs européens. "Nous devons être honnêtes sur le fait que la transition sera douloureuse", a ajouté le Néerlandais Frans Timmermans, le candidat des socialistes. "Mais nous devons le faire (...) et nous pouvons le faire, mais seulement si la majorité des gens sentent que c'est soutenable sur le plan social. C'est ce qui a échoué en France", a-t-il ajouté. "Tout le monde va devoir s'adapter, des plus riches aux plus pauvres, mais si on ne le fait pas de manière équitable, les gens vont s'y opposer et les conséquences seront dévastatrices pour les sociétés européennes", a-t-il insisté. Tout comme l'Allemande Ska Keller (Verts) et le Belge Guy Verhofstadt (Libéraux et démocrates européen), les deux chefs de file se sont déclarés favorables à une taxe carbone généralisée. Mais M. Timmermans a aussi insisté sur la taxation des multinationales: "Je voudrais allumer Alexa (programme d'assistance vocal d'Amazon, ndlr) et demander : +Alexa, quand est-ce qu'Amazon va payer des impôts ? ". Les quatre candidats à la succession de Jean-Claude Juncker s'exprimaient à l'occasion d'un débat animé par le Financial Times dans le cadre du "State of the Union", un rendez-vous annuel sur l'Union européenne dans la capitale toscane. (Belga)