L'affaire suscite de nombreuses questions. L'étudiant était en possession d'un visa délivré par l'ambassade belge à Kinshasa mais il lui manquait manifestement la preuve du paiement des droits d'inscription et la police aéroportuaire doutait également de son intention d'étudier et lui aurait donc posé des questions sur l'économie, matière que M. Wasso étudie à l'UCLouvain. L'étudiant congolais a été libéré lundi du centre fermé où il était détenu depuis 2 semaines après deux tentatives d'expulsion. "Ce n'est que le 4 octobre qu'il a été confirmé que le ministre congolais des Affaires étrangères garantissait le versement des droits d'inscription. L'UCLouvain a également fourni des informations supplémentaires sur les éléments et la manière dont elle a évalué l'aptitude de l'étudiant et son intention d'étudier dans son université", a indiqué M. Mahdi. Le seul visa n'est pas suffisant pour accéder au territoire, a rappelé M. Mahdi. La police est notamment en droit de demander les documents justifiant l'objet et les conditions du séjour en Belgique. Pour justifier le traitement de ce dossier par l'administration, le secrétaire d'Etat a d'ailleurs invoqué le rejet du recours introduit par l'étudiant devant le Conseil du contentieux des étrangers. "On vit dans un Etat de droit. Quand on questionne le fonctionnement de l'Office des étrangers alors que le Conseil du contentieux confirme la manière dont l'Office a travaillé, je me pose la question: est-on encore dans un Etat de droit?" a souligné M. Mahdi. Pourtant, à entendre plusieurs députés, notamment au PS et chez Ecolo-Groen, trop d'interrogations subsistent dans ce dossier. Est-ce à la police de vérifier les connaissances d'étudiant? Dans les universités, dont l'UCLouvain, le paiement complet des droits n'est en général réclamé qu'après quelques mois suivant le début de l'année académique. Comment se fait-il que l'on n'ait pas pris contact avec elle plus tôt? La décision de détention en centre fermé n'est-elle pas disproportionnée? etc. "Je ne suis pas satisfait des explications données", a souligné le chef de groupe PS, Ahmed Laaouej. Le député a mis en cause une "défaillance" et "un manque de respect de la dignité humaine". "Il y a de l'ordre à remettre dans votre administration et une enquête interne à mener. Il faut de la clarté. Sommes-nous face à un cas isolé ou une méthode qui s'est généralisée?", a-t-il ajouté. Dans l'opposition flamande, la N-VA et le Vlaams Belang ont en revanche soutenu le secrétaire d'Etat. Le prédécesseur de M. Mahdi, Theo Francken, l'a exhorté à porter plainte contre le comité de soutien de l'étudiant et les passagers qui se seraient opposés à son expulsion. (Belga)

L'affaire suscite de nombreuses questions. L'étudiant était en possession d'un visa délivré par l'ambassade belge à Kinshasa mais il lui manquait manifestement la preuve du paiement des droits d'inscription et la police aéroportuaire doutait également de son intention d'étudier et lui aurait donc posé des questions sur l'économie, matière que M. Wasso étudie à l'UCLouvain. L'étudiant congolais a été libéré lundi du centre fermé où il était détenu depuis 2 semaines après deux tentatives d'expulsion. "Ce n'est que le 4 octobre qu'il a été confirmé que le ministre congolais des Affaires étrangères garantissait le versement des droits d'inscription. L'UCLouvain a également fourni des informations supplémentaires sur les éléments et la manière dont elle a évalué l'aptitude de l'étudiant et son intention d'étudier dans son université", a indiqué M. Mahdi. Le seul visa n'est pas suffisant pour accéder au territoire, a rappelé M. Mahdi. La police est notamment en droit de demander les documents justifiant l'objet et les conditions du séjour en Belgique. Pour justifier le traitement de ce dossier par l'administration, le secrétaire d'Etat a d'ailleurs invoqué le rejet du recours introduit par l'étudiant devant le Conseil du contentieux des étrangers. "On vit dans un Etat de droit. Quand on questionne le fonctionnement de l'Office des étrangers alors que le Conseil du contentieux confirme la manière dont l'Office a travaillé, je me pose la question: est-on encore dans un Etat de droit?" a souligné M. Mahdi. Pourtant, à entendre plusieurs députés, notamment au PS et chez Ecolo-Groen, trop d'interrogations subsistent dans ce dossier. Est-ce à la police de vérifier les connaissances d'étudiant? Dans les universités, dont l'UCLouvain, le paiement complet des droits n'est en général réclamé qu'après quelques mois suivant le début de l'année académique. Comment se fait-il que l'on n'ait pas pris contact avec elle plus tôt? La décision de détention en centre fermé n'est-elle pas disproportionnée? etc. "Je ne suis pas satisfait des explications données", a souligné le chef de groupe PS, Ahmed Laaouej. Le député a mis en cause une "défaillance" et "un manque de respect de la dignité humaine". "Il y a de l'ordre à remettre dans votre administration et une enquête interne à mener. Il faut de la clarté. Sommes-nous face à un cas isolé ou une méthode qui s'est généralisée?", a-t-il ajouté. Dans l'opposition flamande, la N-VA et le Vlaams Belang ont en revanche soutenu le secrétaire d'Etat. Le prédécesseur de M. Mahdi, Theo Francken, l'a exhorté à porter plainte contre le comité de soutien de l'étudiant et les passagers qui se seraient opposés à son expulsion. (Belga)