Choisir, s'inscrire et... échouer : trop souvent, c'est ainsi que commence le parcours de l'étudiant. En première année, le taux d'échec flirte allègrement avec les 50 %. Et bien au-delà dans certaines filières comme la médecine. La faute à pas de chance ? Rarement. A un mauvais choix ? Parfois. Mais un autre paramètre a toute son importance : le manque de préparation. D'élève à étudiant, il y a un vrai gap. Pour bien le franchir, autant s'y prendre tôt. " Nous conseillons aux élèves de commencer à se préparer à l'enseignement supérieur dès Pâques de la 5e secondaire, indique Philippe Fonck, directeur du Centre d'information et d'orientation ...

Choisir, s'inscrire et... échouer : trop souvent, c'est ainsi que commence le parcours de l'étudiant. En première année, le taux d'échec flirte allègrement avec les 50 %. Et bien au-delà dans certaines filières comme la médecine. La faute à pas de chance ? Rarement. A un mauvais choix ? Parfois. Mais un autre paramètre a toute son importance : le manque de préparation. D'élève à étudiant, il y a un vrai gap. Pour bien le franchir, autant s'y prendre tôt. " Nous conseillons aux élèves de commencer à se préparer à l'enseignement supérieur dès Pâques de la 5e secondaire, indique Philippe Fonck, directeur du Centre d'information et d'orientation (CIO). Dès ce moment, il peut s'interroger sur ses acquis, sur les talents qu'il a développés à l'école et en dehors. " Exercice d'introspection. Qui suis-je ? Où vais-je ? Et comment y aller en maximisant mes chances de réussite ? " En rhéto, les écoles sont tenues de consacrer un certain nombre de plages horaires à la question de l'orientation, précise Philippe Fonck. Mais, trop souvent, l'accent est mis sur la découverte de l'enseignement supérieur. Pas assez sur la réflexion, la consolidation des méthodes de travail et l'expérimentation. " Dans ce contexte, c'est à l'élève qu'il revient de prendre ses responsabilités. Tout au long de sa rhéto, le jeune peut encore acquérir ou affiner ses compétences. Et tenter d'atténuer ses faiblesses. Pour l'aider de nombreux outils existent : cours universitaires en ligne, tests linguistiques, voire cours spéciaux (maths, langues...). Mais il n'y a pas qu'en se formant que l'élève peut se préparer à devenir étudiant. " J'encourage toujours les jeunes à sortir de leur milieu familial, reprend Philippe Fonck. Les possibilités sont nombreuses : chantiers jeunes, coopération à l'étranger, job d'étudiant, année citoyenne, seconde rhéto... De tels projets peuvent faire naître des vocations ou offrir l'occasion de tester un projet professionnel. " Si le jeune veut devenir instit, il peut déjà devenir chef louveteaux. Si l'élève souhaite étudier les relations internationales, il est grand temps qu'il voyage. L'échéance se rapproche. Plus que quelques mois. C'est l'heure de participer aux cours ouverts et de découvrir le campus. Ou alors de préparer son examen d'entrée, une procédure qui tend à monter en puissance. Même s'il n'a aucun examen à préparer, le futur étudiant a tout intérêt à se mettre en condition. En effectuant un (dernier) séjour linguistique, en s'imprégnant de l'ambiance qui règne en bibliothèque ou en participant aux cours d'été, il n'acquerra guère la certitude de réussir sa première. Mais il augmentera ses chances de ne pas la rater.