Ils sont 60% des citoyens interrogés (55% en Belgique) à penser que les projets financés par "Next Generation EU" aideront leur pays à surmonter les dommages économiques et sociaux liés à la pandémie de coronavirus. Mais ils sont aussi quatre répondants sur 10 (41%, 36% en Belgique) à indiquer s'interroger sur la capacité de leur propre gouvernement national d'utiliser les fonds correctement ("totalement" ou "plutôt" pas d'accord avec l'idée qu'on peut faire confiance à son gouvernement pour utiliser les fonds de relance correctement). Le Parlement européen voit dans ces résultats un soutien clair de l'opinion publique pour ce que l'assemblée martèle depuis des mois: il faut que l'octroi de fonds soit conditionné au respect de certains principes (81%), leur utilisation doit être transparente et faire l'objet de contrôles effectifs (85%). Cette vision est uniformément soutenue par une grande part de population dans chaque État membre, appuie le Parlement. La Belgique est à cet égard un peu moins affirmative que la moyenne des Vingt-sept: 78% des sondés belges sont "totalement" (40%) ou "plutôt" (38%) d'accord avec l'affirmation selon laquelle l'UE ne devrait fournir de fonds qu'aux pays dont le gouvernement implémente l'État de droit et les principes démocratiques. Un sur dix "ne sait pas" (pour 7% moyenne UE). Parmi les problématiques listées que les citoyens aimeraient voir érigées en priorité du Parlement européen, le climat arrive en premier. C'est le cas en Belgique également, avec 44% des répondants locaux qui épinglent le réchauffement parmi les (maximum) trois priorités principales. "Démocratie et Etat de droit" se glissent cependant dans le top 3 dans deux pays qui justement posent question à ce niveau ces dernières années: la Pologne (où c'est listé en 2e priorité) et la Hongrie (3e priorité). La question de la conditionnalité des financements européens au respect des principes démocratiques avait fait trainer en longueur, en fin d'année dernière, les négociations sur le budget pluriannuel de l'UE le plan de relance à 800 milliards d'euros. Un mécanisme de conditionnalité a finalement été accepté par la Pologne et la Hongrie, au coeur des préoccupations, mais qui ne pourrait, selon les promesses du Conseil européen, être activé qu'après un arrêt de la CJUE sur ce dispositif. Entre-temps, le bras de fer continue entre Commission européenne et Pologne sur la réforme judiciaire controversée menée par les conservateurs et nationalistes au pouvoir. La Commission y voit une menace potentielle à la séparation des pouvoirs entre judiciaire et exécutif. Elle est allée un cran plus loin cette semaine en demandant à la CJUE d'imposer des sanctions financières à Varsovie, pour ne pas s'être conformée à un précédent arrêt. "À mes yeux, on ne peut pas approuver le plan de relance (de la Pologne, NDLR) sans qu'il y ait à tout le moins des conditions claires sur des changements dans le domaine de l'indépendance de la justice", avait commenté le commissaire à la Justice, Didier Reynders, dans Le Soir. Le sondage a été réalisé en ligne du 17 au 25 août, auprès de 26.459 citoyens européens à partir de 15 ans. 1.035 d'entre eux ont été interrogés en Belgique. (Belga)

Ils sont 60% des citoyens interrogés (55% en Belgique) à penser que les projets financés par "Next Generation EU" aideront leur pays à surmonter les dommages économiques et sociaux liés à la pandémie de coronavirus. Mais ils sont aussi quatre répondants sur 10 (41%, 36% en Belgique) à indiquer s'interroger sur la capacité de leur propre gouvernement national d'utiliser les fonds correctement ("totalement" ou "plutôt" pas d'accord avec l'idée qu'on peut faire confiance à son gouvernement pour utiliser les fonds de relance correctement). Le Parlement européen voit dans ces résultats un soutien clair de l'opinion publique pour ce que l'assemblée martèle depuis des mois: il faut que l'octroi de fonds soit conditionné au respect de certains principes (81%), leur utilisation doit être transparente et faire l'objet de contrôles effectifs (85%). Cette vision est uniformément soutenue par une grande part de population dans chaque État membre, appuie le Parlement. La Belgique est à cet égard un peu moins affirmative que la moyenne des Vingt-sept: 78% des sondés belges sont "totalement" (40%) ou "plutôt" (38%) d'accord avec l'affirmation selon laquelle l'UE ne devrait fournir de fonds qu'aux pays dont le gouvernement implémente l'État de droit et les principes démocratiques. Un sur dix "ne sait pas" (pour 7% moyenne UE). Parmi les problématiques listées que les citoyens aimeraient voir érigées en priorité du Parlement européen, le climat arrive en premier. C'est le cas en Belgique également, avec 44% des répondants locaux qui épinglent le réchauffement parmi les (maximum) trois priorités principales. "Démocratie et Etat de droit" se glissent cependant dans le top 3 dans deux pays qui justement posent question à ce niveau ces dernières années: la Pologne (où c'est listé en 2e priorité) et la Hongrie (3e priorité). La question de la conditionnalité des financements européens au respect des principes démocratiques avait fait trainer en longueur, en fin d'année dernière, les négociations sur le budget pluriannuel de l'UE le plan de relance à 800 milliards d'euros. Un mécanisme de conditionnalité a finalement été accepté par la Pologne et la Hongrie, au coeur des préoccupations, mais qui ne pourrait, selon les promesses du Conseil européen, être activé qu'après un arrêt de la CJUE sur ce dispositif. Entre-temps, le bras de fer continue entre Commission européenne et Pologne sur la réforme judiciaire controversée menée par les conservateurs et nationalistes au pouvoir. La Commission y voit une menace potentielle à la séparation des pouvoirs entre judiciaire et exécutif. Elle est allée un cran plus loin cette semaine en demandant à la CJUE d'imposer des sanctions financières à Varsovie, pour ne pas s'être conformée à un précédent arrêt. "À mes yeux, on ne peut pas approuver le plan de relance (de la Pologne, NDLR) sans qu'il y ait à tout le moins des conditions claires sur des changements dans le domaine de l'indépendance de la justice", avait commenté le commissaire à la Justice, Didier Reynders, dans Le Soir. Le sondage a été réalisé en ligne du 17 au 25 août, auprès de 26.459 citoyens européens à partir de 15 ans. 1.035 d'entre eux ont été interrogés en Belgique. (Belga)