Ce qu'il est convenu d'appeler la mouvance des Frères musulmans recourt volontiers à des procédures judiciaires ou déontologiques. Le Vif et sa journaliste, Marie-Cécile Royen, en ont fait plusieurs fois les frais. L'avant-dernière occasion a été un dossier de couverture, "Comment les Frères musulmans ont pris la Belgique en otage" (6 mars 2015), qui fut épinglé négativement par le Conseil de d...

Ce qu'il est convenu d'appeler la mouvance des Frères musulmans recourt volontiers à des procédures judiciaires ou déontologiques. Le Vif et sa journaliste, Marie-Cécile Royen, en ont fait plusieurs fois les frais. L'avant-dernière occasion a été un dossier de couverture, "Comment les Frères musulmans ont pris la Belgique en otage" (6 mars 2015), qui fut épinglé négativement par le Conseil de déontologie journalistique (CDJ) le 14 octobre 2015, notamment à cause d'un tableau synthétique portant sur l'infrastructure FM qui, "bien que s'appuyant sur des sources écrites" n'était pas "aussi nuancé que le sont ces sources". Pour ce même dossier, d'autres personnes ou associations s'étaient adressées à la justice pour demander de constater dans le chef du Vif ", le harcèlement et/ou l'injonction de discriminer et/ou la discrimination directe à leur égard". Demande rejetée le 2 avril 2019 par la cour d'appel de Bruxelles, confirmant le jugement de première instance. Plus récemment, le 8 mars 2018, l'article "Malaise chez Ecolo" décrivait les difficultés du parti Ecolo à Verviers par rapport à la personnalité et aux activités dans l'écosystème frériste d'un candidat pressenti pour les élections communales, Hajib El Hajjaji (photo), membre cotisant de la Ligue des musulmans de Belgique pendant six ans, soutenu par la coprésidente d'Ecolo d'alors, Zakia Khattabi. Ces deux derniers, ainsi que la LMB, avaient introduit une plainte auprès du CDJ, qui portait également sur un Indiscret de quelques lignes assurant le suivi de l'actualité ("Ecolo-Verviers: une liste consensuelle", 24 avril 2018). Le 24 février dernier, soit près de trois ans après ces publications, le CDJ a a considéré que la brève du 24 avril "rendait compte sans nuance d'éléments établis dans un important et sérieux travail d'investigation préalable (NDLR: l'article du 8 mars 2018), procédant ainsi par raccourci", mais a balayé les reproches faits à ce travail par Zakia Khattabi et Hajib El Hajjaji.