"Nous sommes ici en frères", a déclaré à la presse le ministre ougandais, Vincent Bamulangaki. "Vous savez, a-t-il ajouté, nous faisons face au même ennemi" et "on ne peut pas rester sans rien faire quand vos frères ont des problèmes". "Nous sommes ici pour renforcer la coopération", a-t-il précisé. Les deux ministres de la Défense sont à Bunia pour "harmoniser les opérations militaires, dans le cadre de la mutualisation des forces", a confirmé le porte-parole de l'armée dans la région, le lieutenant Jules Ngongo. Un point de presse est prévu jeudi matin. Le 30 novembre, l'aviation et l'artillerie ougandaises ont pilonné des zones en Ituri et au Nord-Kivu, provinces congolaises frontalières de l'Ouganda, où avaient été repérées des bases des ADF (Forces démocratiques alliées), un groupe accusé par Kampala d'être responsable de récents attentats sur son sol revendiqués par l'organisation jihadiste État islamique. Ces rebelles ougandais sont implantés depuis 1995 dans l'est de la République démocratique du Congo, où ils ont fait souche. Ils sont considérés comme le plus meurtrier des groupes armés sévissant dans la région, responsable du massacre de milliers de civils. Après les frappes, des troupes ougandaises au sol sont entrées en RDC par le poste frontière de Nobili (Nord-Kivu) et ont installé une base avancée à une dizaine de km de là, afin de continuer les opérations de ratissage des bivouacs rebelles bombardés. Les routes sont en mauvais état et des travaux de terrassement sont en cours afin de permettre le passage d'engins lourds. "Nous sommes ici dans une opération conjointe avec les amis de l'UPDF" (l'armée ougandaise), a déclaré devant quelques journalistes à Kamango, non loin de Nobili, le capitaine Antony Mualushayi, porte-parole de l'armée congolaise (FARDC) dans la région de Beni. "Nous avons échangé avec les autorités de l'armée ougandaise, évalué ensemble les difficultés et nous avons vu qu'il y avait un problème de route", a-t-il constaté. "Nos génies militaires FARDC et UPDF sont à l'oeuvre au moment où je vous parle. Dans plus ou moins 48 heures la route sera praticable", a assuré le capitaine. (Belga)

"Nous sommes ici en frères", a déclaré à la presse le ministre ougandais, Vincent Bamulangaki. "Vous savez, a-t-il ajouté, nous faisons face au même ennemi" et "on ne peut pas rester sans rien faire quand vos frères ont des problèmes". "Nous sommes ici pour renforcer la coopération", a-t-il précisé. Les deux ministres de la Défense sont à Bunia pour "harmoniser les opérations militaires, dans le cadre de la mutualisation des forces", a confirmé le porte-parole de l'armée dans la région, le lieutenant Jules Ngongo. Un point de presse est prévu jeudi matin. Le 30 novembre, l'aviation et l'artillerie ougandaises ont pilonné des zones en Ituri et au Nord-Kivu, provinces congolaises frontalières de l'Ouganda, où avaient été repérées des bases des ADF (Forces démocratiques alliées), un groupe accusé par Kampala d'être responsable de récents attentats sur son sol revendiqués par l'organisation jihadiste État islamique. Ces rebelles ougandais sont implantés depuis 1995 dans l'est de la République démocratique du Congo, où ils ont fait souche. Ils sont considérés comme le plus meurtrier des groupes armés sévissant dans la région, responsable du massacre de milliers de civils. Après les frappes, des troupes ougandaises au sol sont entrées en RDC par le poste frontière de Nobili (Nord-Kivu) et ont installé une base avancée à une dizaine de km de là, afin de continuer les opérations de ratissage des bivouacs rebelles bombardés. Les routes sont en mauvais état et des travaux de terrassement sont en cours afin de permettre le passage d'engins lourds. "Nous sommes ici dans une opération conjointe avec les amis de l'UPDF" (l'armée ougandaise), a déclaré devant quelques journalistes à Kamango, non loin de Nobili, le capitaine Antony Mualushayi, porte-parole de l'armée congolaise (FARDC) dans la région de Beni. "Nous avons échangé avec les autorités de l'armée ougandaise, évalué ensemble les difficultés et nous avons vu qu'il y avait un problème de route", a-t-il constaté. "Nos génies militaires FARDC et UPDF sont à l'oeuvre au moment où je vous parle. Dans plus ou moins 48 heures la route sera praticable", a assuré le capitaine. (Belga)