Un peu plus d'un mois avant les législatives du 10 novembre, le dirigeant de Ciudadanos Albert Rivera a affirmé que son parti, qui avait jusqu'ici refusé de soutenir les efforts du Premier ministre socialiste sortant Pedro Sanchez pour former un gouvernement, serait prêt à s'asseoir à la table des discussions. Au cours d'une rencontre avec des militants, Albert Rivera a dit qu'il essaierait "de convaincre les socialistes (...) de s'asseoir avec nous", sans préciser toutefois les modalités d'un soutien. Cette annonce a été jugée par les observateurs comme un revirement pour Ciudadanos, qui avait jusqu'ici posé son veto à un soutien à M. Sanchez et marqué sa préférence pour une coalition avec le Parti populaire (PP, droite). M. Rivera avait brièvement tendu un rameau d'olivier le mois dernier à M. Sanchez, affirmant que son parti s'abstiendrait dans l'hypothèse d'un vote de confiance, lui permettant ainsi d'entrer en fonction. Cette offre avait toutefois été rejetée par M. Sanchez. M. Sanchez n'a pas réagi dans l'immédiat au nouveau positionnement de Ciudadanos. Au cours d'une conférence en Galicie (nord-ouest), il a seulement affirmé que "la seule option inacceptable, c'est l'impasse politique", ajoutant que l'Espagne avait besoin d'un "gouvernement cohérent et stable". Bien que les socialistes aient remporté les législatives d'avril, ils ne disposent pas de majorité absolue et M. Sanchez n'est pas parvenu à nouer une alliance pour être confirmé au poste de Premier ministre. Pour le scrutin du 10 novembre, les sondages donnent de nouveau la victoire aux socialistes, mais de nouveau sans majorité absolue, ce qui ouvre la perspective d'une nouvelle impasse. (Belga)