Dans un communiqué, M. Torra annonce son intention de présenter immédiatement "un recours administratif de protection des droits fondamentaux devant la Cour suprême" et de solliciter la suspension de la décision. La Commission électorale espagnole a ordonné vendredi que Quim Torra soit déchu de ses fonctions de député régional, après sa condamnation le 19 décembre à 18 mois d'inéligibilité par la justice espagnole pour "désobéissance". M. Torra avait été condamné en première instance à Barcelone pour avoir refusé de retirer des emblèmes indépendantistes de la façade du siège du gouvernement régional pendant une campagne électorale. Cette condamnation judiciaire n'est pas définitive car il avait aussitôt fait appel devant la Cour suprême. Mais sans attendre la décision de la plus haute instance judiciaire, la Commission électorale a donné raison vendredi aux partis de droite et d'extrême droite qui lui demandaient que M. Torra soit destitué. Un vif débat est en cours pour savoir si la perte de son mandat de député régional lui ferait également perdre son poste de président de la Catalogne, obligeant à de nouvelles élections régionales. Selon le statut de cette région du nord-est de l'Espagne, son président doit être choisi parmi les députés régionaux. M. Torra assure que la seule instance pouvant le destituer de ses fonctions de président est le parlement catalan, où les indépendantistes sont majoritaires. Cette polémique a enflé dans un contexte politique délicat, en plein débat au parlement espagnol sur l'investiture du socialiste Pedro Sanchez, centré sur sa volonté de faire du dialogue en Catalogne "une priorité absolue". M. Sanchez est assuré d'être reconduit au pouvoir depuis que le parti indépendantiste catalan ERC, qui gouverne la région avec le parti de M. Torra, lui a apporté jeudi son soutien, en promettant que ses députés s'abstiendraient lors du vote d'investiture. La direction de ERC a annoncé samedi qu'elle maintenait cette abstention. "Nous continuons à miser sur la voie politique", a déclaré le représentant d'ERC Pere Aragones, vice-président du gouvernement régional catalan, en assurant que son parti n'allait pas "laisser passer l'occasion de forcer l'Etat à la négociation". Il s'est dit convaincu que "fin janvier, M. Torra représenterait le gouvernement catalan à la table des négociations avec le gouvernement espagnol". (Belga)

Dans un communiqué, M. Torra annonce son intention de présenter immédiatement "un recours administratif de protection des droits fondamentaux devant la Cour suprême" et de solliciter la suspension de la décision. La Commission électorale espagnole a ordonné vendredi que Quim Torra soit déchu de ses fonctions de député régional, après sa condamnation le 19 décembre à 18 mois d'inéligibilité par la justice espagnole pour "désobéissance". M. Torra avait été condamné en première instance à Barcelone pour avoir refusé de retirer des emblèmes indépendantistes de la façade du siège du gouvernement régional pendant une campagne électorale. Cette condamnation judiciaire n'est pas définitive car il avait aussitôt fait appel devant la Cour suprême. Mais sans attendre la décision de la plus haute instance judiciaire, la Commission électorale a donné raison vendredi aux partis de droite et d'extrême droite qui lui demandaient que M. Torra soit destitué. Un vif débat est en cours pour savoir si la perte de son mandat de député régional lui ferait également perdre son poste de président de la Catalogne, obligeant à de nouvelles élections régionales. Selon le statut de cette région du nord-est de l'Espagne, son président doit être choisi parmi les députés régionaux. M. Torra assure que la seule instance pouvant le destituer de ses fonctions de président est le parlement catalan, où les indépendantistes sont majoritaires. Cette polémique a enflé dans un contexte politique délicat, en plein débat au parlement espagnol sur l'investiture du socialiste Pedro Sanchez, centré sur sa volonté de faire du dialogue en Catalogne "une priorité absolue". M. Sanchez est assuré d'être reconduit au pouvoir depuis que le parti indépendantiste catalan ERC, qui gouverne la région avec le parti de M. Torra, lui a apporté jeudi son soutien, en promettant que ses députés s'abstiendraient lors du vote d'investiture. La direction de ERC a annoncé samedi qu'elle maintenait cette abstention. "Nous continuons à miser sur la voie politique", a déclaré le représentant d'ERC Pere Aragones, vice-président du gouvernement régional catalan, en assurant que son parti n'allait pas "laisser passer l'occasion de forcer l'Etat à la négociation". Il s'est dit convaincu que "fin janvier, M. Torra représenterait le gouvernement catalan à la table des négociations avec le gouvernement espagnol". (Belga)