Le projet de loi de finances a été approuvé par une large majorité de 188 voix sur 350, au terme de longues tractations entre le gouvernement minoritaire du socialiste Pedro Sanchez et plusieurs petits partis, dont les indépendantistes catalans d'ERC. Au total, "11 partis politiques" ont apporté leur soutien au budget 2022, "ce qui prouve la capacité de dialogue du gouvernement", s'est félicité dans un communiqué le ministère des Finances. Pour être définitivement adopté, le budget devra obtenir le feu vert du Sénat dans un délai d'un mois. Mais ce feu vert est considéré comme une formalité au vu des accords scellés entre l'exécutif et ses partenaires. "L'Espagne va disposer pour la deuxième année consécutive d'un budget en temps et en heure", s'est félicitée avant le vote la ministre de l'Économie Nadia Calviño, voyant dans cette approbation un "signe de stabilité" politique. Le budget 2022 prévoit un niveau de dépenses record de 240 milliards d'euros, financé à hauteur de 27,6 milliards par le méga-plan de relance européen, dont Madrid est l'un des principaux bénéficiaires, avec 140 milliards prévus sur six ans. Il comprend plusieurs mesures emblématiques, comme la revalorisation des retraites et des salaires des fonctionnaires, qui augmenteront de 2% au 1er janvier, et concrétise les promesses de l'exécutif pour lutter contre la précarité des jeunes. Pour obtenir l'appui des partis indépendantistes, le gouvernement a accepté plusieurs contreparties, dont une mesure obligeant les plateformes audiovisuelles à assurer au moins 6% de leur production en langues régionales (catalan, basque ou galicien). À la demande de son partenaire au sein du gouvernement, le parti de gauche alternative Podemos, les socialistes ont par ailleurs accepté d'introduire un encadrement des loyers pour les grands propriétaires dans les zones sous tension. (Belga)

Le projet de loi de finances a été approuvé par une large majorité de 188 voix sur 350, au terme de longues tractations entre le gouvernement minoritaire du socialiste Pedro Sanchez et plusieurs petits partis, dont les indépendantistes catalans d'ERC. Au total, "11 partis politiques" ont apporté leur soutien au budget 2022, "ce qui prouve la capacité de dialogue du gouvernement", s'est félicité dans un communiqué le ministère des Finances. Pour être définitivement adopté, le budget devra obtenir le feu vert du Sénat dans un délai d'un mois. Mais ce feu vert est considéré comme une formalité au vu des accords scellés entre l'exécutif et ses partenaires. "L'Espagne va disposer pour la deuxième année consécutive d'un budget en temps et en heure", s'est félicitée avant le vote la ministre de l'Économie Nadia Calviño, voyant dans cette approbation un "signe de stabilité" politique. Le budget 2022 prévoit un niveau de dépenses record de 240 milliards d'euros, financé à hauteur de 27,6 milliards par le méga-plan de relance européen, dont Madrid est l'un des principaux bénéficiaires, avec 140 milliards prévus sur six ans. Il comprend plusieurs mesures emblématiques, comme la revalorisation des retraites et des salaires des fonctionnaires, qui augmenteront de 2% au 1er janvier, et concrétise les promesses de l'exécutif pour lutter contre la précarité des jeunes. Pour obtenir l'appui des partis indépendantistes, le gouvernement a accepté plusieurs contreparties, dont une mesure obligeant les plateformes audiovisuelles à assurer au moins 6% de leur production en langues régionales (catalan, basque ou galicien). À la demande de son partenaire au sein du gouvernement, le parti de gauche alternative Podemos, les socialistes ont par ailleurs accepté d'introduire un encadrement des loyers pour les grands propriétaires dans les zones sous tension. (Belga)