Vingt-deux anciens hauts responsables de la région la plus peuplée d'Espagne, dont les anciens présidents régionaux Manuel Chaves et José Antonio Griñan, se sont assis sur le banc des accusés. Le ministère public les accuse de malversations à hauteur de 741 millions d'euros, entre 2000 et 2011, dans la gestion d'un fonds destinés à financer les plans de licenciement dans des sociétés en difficulté, connus en Espagne sous l'abréviation ERE. Le fonds devait financer les indemnités de licenciement et le reclassement des employés licenciés. Mais les paiements, selon l'accusation, ont été faits par une structure créée pour contourner les contrôles administratifs. Des centaines de millions auraient ainsi été versés de façon discrétionnaire à certaines sociétés, des dessous de table payés, et des tiers sans lien avec les entreprises concernées auraient même bénéficié d'indemnités. Le procureur a requis 10 ans d'inéligibilité pour Manuel Chaves, président d'Andalousie de 1990 à 2009, et six ans de prison avec 30 ans d'inéligibilité pour son successeur José Antonio Griñan, contraint à la démission en 2013. (Belga)

Vingt-deux anciens hauts responsables de la région la plus peuplée d'Espagne, dont les anciens présidents régionaux Manuel Chaves et José Antonio Griñan, se sont assis sur le banc des accusés. Le ministère public les accuse de malversations à hauteur de 741 millions d'euros, entre 2000 et 2011, dans la gestion d'un fonds destinés à financer les plans de licenciement dans des sociétés en difficulté, connus en Espagne sous l'abréviation ERE. Le fonds devait financer les indemnités de licenciement et le reclassement des employés licenciés. Mais les paiements, selon l'accusation, ont été faits par une structure créée pour contourner les contrôles administratifs. Des centaines de millions auraient ainsi été versés de façon discrétionnaire à certaines sociétés, des dessous de table payés, et des tiers sans lien avec les entreprises concernées auraient même bénéficié d'indemnités. Le procureur a requis 10 ans d'inéligibilité pour Manuel Chaves, président d'Andalousie de 1990 à 2009, et six ans de prison avec 30 ans d'inéligibilité pour son successeur José Antonio Griñan, contraint à la démission en 2013. (Belga)