Après avoir été entendus par une juge d'instruction, trois d'entre eux ont été placés en détention provisoire, a communiqué la justice. Les deux autres ont été remis en liberté. Ils avaient été interpellés mercredi à l'aube dans un meublé touristique de la station balnéaire de Benidorm (est), où ils étaient en vacances, alors qu'"ils devaient rentrer dans leur pays le lendemain", a indiqué la Garde civile dans un communiqué. L'alerte avait été donnée peu avant 02H00 du matin par le centre de santé où s'était présentée la jeune femme qui les accuse de viol, accompagnée de son amie. Elle a raconté aux enquêteurs avoir été contactée à travers un réseau social par les jeunes Français, avant de les rejoindre, avec son amie. Puis tous s'étaient rendus dans le logement de vacances des jeunes hommes. Mais dans la nuit, une des deux Norvégiennes avait quitté le logement et l'autre était restée seule avec les cinq hommes, accusés de l'avoir ensuite violée. Les deux Norvégiennes avaient pu fournir des éléments d'identité des cinq Français, grâce à leurs profils sur les réseaux sociaux. Tous Toulousains, ce "sont des bacheliers, des gentils gosses, pas des jeunes à problèmes en France", a affirmé à l'AFP Me Frédéric David, avocat français de l'un d'eux, précisant que leurs familles s'étaient rendues sur place en Espagne. Son client, a-t-il précisé, a reconnu "un rapport sexuel" avec la plaignante, mais en assurant qu'il s'agissait d'une relation "consentie et pas en réunion". "Les faits se sont passés dans un contexte très alcoolisé de part et d'autre", a ajouté Me David, évoquant aussi le "contexte particulier de Benidorm", connu comme "un lieu de fête entre jeunes" et le "caractère très explicite de l'application de rencontre, Tinder", utilisée pour le rendez-vous. Un gendarme français avait participé à l'opération ayant permis l'arrestation des suspects mercredi matin, dans le cadre d'un programme de collaboration estivale. Les cinq Français avaient été localisés et arrêtés "en moins de trois heures", s'est félicitée la Garde civile. (Belga)