Dans une décision datée du 3 mai, le juge José de la Mata de l'Audience nationale, haute juridiction basée à Madrid et chargée des affaires complexes, notamment de corruption, demande la comparution mi-juin de sept responsables de la banque espagnole Santander et trois de la succursale espagnole de la française BNP Paribas. La plupart des personnes mises en examen étaient chargées de la prévention du blanchiment dans ces deux banques, précise la décision du juge, et elles peuvent faire appel dans les cinq jours. Le magistrat base sa décision sur un rapport décrivant "une série d'opérations (...) consistant en la gestion, utilisation et exploitation de fonds, dépôts et valeurs occultés au Trésor public espagnol" et pouvant constituer un délit de blanchiment. L'identité des titulaires de la majorité des comptes a été révélée par la "liste Falciani", document recensant des comptes non déclarés de clients de la filiale suisse de HSBC, dérobé par un employé de l'établissement, Hervé Falciani, ayant entraîné l'ouverture de procédures, notamment en France, Espagne et Belgique. Selon le juge, HSBC a disposé chez Banco Santander et BNP Paribas Espagne de "comptes omnibus", permettant de dissimuler l'identité de leur titulaire, et a eu recours à des types de comptes et de transferts qui "présentent un haut risque d'être utilisés dans le blanchiment d'argent". En outre, la banque suisse "était dès 2005 une entité financière à haut risque susceptible de canaliser des opérations de blanchiment", ont estimé des experts judiciaires. Pour autant, Banco Santander et BNP Paribas ont continué jusqu'en 2016 à appliquer à HSBC des mesures simplifiées en matière de lutte contre le blanchiment, estime le juge. Hervé Falciani a été condamné en novembre 2015, en son absence, à cinq ans de prison ferme pour espionnage économique par la justice suisse. (Belga)

Dans une décision datée du 3 mai, le juge José de la Mata de l'Audience nationale, haute juridiction basée à Madrid et chargée des affaires complexes, notamment de corruption, demande la comparution mi-juin de sept responsables de la banque espagnole Santander et trois de la succursale espagnole de la française BNP Paribas. La plupart des personnes mises en examen étaient chargées de la prévention du blanchiment dans ces deux banques, précise la décision du juge, et elles peuvent faire appel dans les cinq jours. Le magistrat base sa décision sur un rapport décrivant "une série d'opérations (...) consistant en la gestion, utilisation et exploitation de fonds, dépôts et valeurs occultés au Trésor public espagnol" et pouvant constituer un délit de blanchiment. L'identité des titulaires de la majorité des comptes a été révélée par la "liste Falciani", document recensant des comptes non déclarés de clients de la filiale suisse de HSBC, dérobé par un employé de l'établissement, Hervé Falciani, ayant entraîné l'ouverture de procédures, notamment en France, Espagne et Belgique. Selon le juge, HSBC a disposé chez Banco Santander et BNP Paribas Espagne de "comptes omnibus", permettant de dissimuler l'identité de leur titulaire, et a eu recours à des types de comptes et de transferts qui "présentent un haut risque d'être utilisés dans le blanchiment d'argent". En outre, la banque suisse "était dès 2005 une entité financière à haut risque susceptible de canaliser des opérations de blanchiment", ont estimé des experts judiciaires. Pour autant, Banco Santander et BNP Paribas ont continué jusqu'en 2016 à appliquer à HSBC des mesures simplifiées en matière de lutte contre le blanchiment, estime le juge. Hervé Falciani a été condamné en novembre 2015, en son absence, à cinq ans de prison ferme pour espionnage économique par la justice suisse. (Belga)