Au total, 24 suspects ont comparu jeudi devant la chambre du conseil. La détention a été confirmée pour 23 d'entre eux, dont une qui sera exécutée par bracelet électronique. Un suspect a été libéré sous conditions. Lundi, la chambre du conseil avait déjà confirmé deux mandats d'arrêt. L'instruction judiciaire a été ouverte le 2 octobre 2018. Le préjudice de cette escroquerie via l'achat de véhicules par internet dépasse les 6,5 millions d'euros. Plus de 620 faits ont été référencés. Le modus operandi des auteurs était presque toujours similaire. Des prétendus acheteurs répondaient à une annonce d'un particulier souhaitant vendre sa voiture. Un faux virement était effectué devant l'acheteur et une preuve était montrée sur un téléphone ou une tablette. Le véhicule était alors rapidement exporté vers l'étranger. Quelque 1.200 policiers, dont 820 enquêteurs de la police fédérale, un appui aérien et les unités spéciales de la police fédérale ont été mobilisés mardi de la semaine passée pour mener plus de 200 perquisitions dans tout le pays, mais aussi en France, près de la frontière, avec le soutien de la gendarmerie française. Il s'agit de la plus grande opération policière jamais organisée depuis 20 ans en Belgique. Les saisies ont visé des véhicules infractionnels et des biens dans lesquels l'argent a pu être réinvesti pour le volet blanchiment. Les policiers ont confisqué une arme automatique, des armes de poing, des fusils, des voitures de luxe, des montres, des bijoux, environ un million d'euros en liquide, ainsi que 90 caravanes, 91 véhicules et 34 biens immobiliers, principalement des maisons, appartements et villas. (Belga)