"Je suis convaincu que notre rencontre avec M. Biden au sommet de l'Otan (le 14 juin) sera annonciatrice d'une nouvelle ère", a déclaré M. Erdogan lors d'une réunion par visioconférence avec des chefs d'entreprises américaines. "Nous accordons de l'importance à notre alliance avec les Etats-Unis", a-t-il insisté. Ces déclarations interviennent après des années de vives tensions qui se sont renforcées après la reconnaissance, le mois dernier, par M. Biden du génocide des Arméniens par l'Empire ottoman pendant la Première Guerre mondiale. Cette décision a été vivement critiquée par Ankara, qui reconnaît des massacres mais récuse le terme de génocide, évoquant une guerre civile en Anatolie, doublée d'une famine, dans laquelle 300.000 à 500.000 Arméniens et autant de Turcs ont trouvé la mort. Les relations entre la Turquie et les Etats-Unis, deux membres de l'Otan, se sont dégradées depuis 2016 en raison de plusieurs différends. L'achat par Ankara de missiles russes S-400 a notamment irrité Washington, qui en réponse a exclu la Turquie du programme de fabrication de l'avion furtif américain F-35. Mais alors que son pays est de plus en plus isolé diplomatiquement et confronté à de graves difficultés économiques, M. Erdogan s'est efforcé d'apaiser ses relations avec les Etats-Unis et l'Union européenne dans l'espoir d'attirer les investisseurs. Le président turc a réitéré mercredi devant les patrons américains l'objectif de porter à cent milliards de dollars le volume commercial entre la Turquie et les Etats-Unis, insistant sur l'importance de faire avancer les "intérêts communs". (Belga)

"Je suis convaincu que notre rencontre avec M. Biden au sommet de l'Otan (le 14 juin) sera annonciatrice d'une nouvelle ère", a déclaré M. Erdogan lors d'une réunion par visioconférence avec des chefs d'entreprises américaines. "Nous accordons de l'importance à notre alliance avec les Etats-Unis", a-t-il insisté. Ces déclarations interviennent après des années de vives tensions qui se sont renforcées après la reconnaissance, le mois dernier, par M. Biden du génocide des Arméniens par l'Empire ottoman pendant la Première Guerre mondiale. Cette décision a été vivement critiquée par Ankara, qui reconnaît des massacres mais récuse le terme de génocide, évoquant une guerre civile en Anatolie, doublée d'une famine, dans laquelle 300.000 à 500.000 Arméniens et autant de Turcs ont trouvé la mort. Les relations entre la Turquie et les Etats-Unis, deux membres de l'Otan, se sont dégradées depuis 2016 en raison de plusieurs différends. L'achat par Ankara de missiles russes S-400 a notamment irrité Washington, qui en réponse a exclu la Turquie du programme de fabrication de l'avion furtif américain F-35. Mais alors que son pays est de plus en plus isolé diplomatiquement et confronté à de graves difficultés économiques, M. Erdogan s'est efforcé d'apaiser ses relations avec les Etats-Unis et l'Union européenne dans l'espoir d'attirer les investisseurs. Le président turc a réitéré mercredi devant les patrons américains l'objectif de porter à cent milliards de dollars le volume commercial entre la Turquie et les Etats-Unis, insistant sur l'importance de faire avancer les "intérêts communs". (Belga)