S'exprimant lors d'une conférence à Istanbul, M. Erdogan a estimé qu'il fallait être prudent sur les questions concernant le statut de Jérusalem, soulignant que le simple fait d'y "déplacer une pierre" pouvait avoir les conséquences les plus graves. "Les discussions sur la possibilité du transfert à Jérusalem par les Etats-Unis de leur ambassade en Israël sont extrêmement déplacées et devraient certainement être retirées de l'ordre du jour", a déclaré le président turc. Rompant avec la ligne traditionnellement suivie par les Etats-Unis, le président américain Donald Trump avait promis durant sa campagne de reconnaître Jérusalem capitale d'Israël et d'y transférer l'ambassade américaine, au grand dam des Palestiniens et de la majeure partie de la communauté internationale. Un membre du Congrès américain a mené des discussions dimanche avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, notamment sur cette question, selon une source israélienne. Israël considère l'ensemble de Jérusalem, y compris la partie orientale conquise et annexée en 1967, comme sa capitale indivisible. Les Palestiniens, qui constituent environ un tiers de la population de la ville, veulent quant à eux faire de Jérusalem-Est la capitale de l'Etat auquel ils aspirent. M. Erdogan, un fervent avocat de la cause palestinienne, a mis fin en juin dernier avec Israël à six ans d'une crise diplomatique, provoquée par un assaut meurtrier de l'armée israélienne contre un bateau turc faisant partie d'une flottille humanitaire pour Gaza. (Belga)

S'exprimant lors d'une conférence à Istanbul, M. Erdogan a estimé qu'il fallait être prudent sur les questions concernant le statut de Jérusalem, soulignant que le simple fait d'y "déplacer une pierre" pouvait avoir les conséquences les plus graves. "Les discussions sur la possibilité du transfert à Jérusalem par les Etats-Unis de leur ambassade en Israël sont extrêmement déplacées et devraient certainement être retirées de l'ordre du jour", a déclaré le président turc. Rompant avec la ligne traditionnellement suivie par les Etats-Unis, le président américain Donald Trump avait promis durant sa campagne de reconnaître Jérusalem capitale d'Israël et d'y transférer l'ambassade américaine, au grand dam des Palestiniens et de la majeure partie de la communauté internationale. Un membre du Congrès américain a mené des discussions dimanche avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, notamment sur cette question, selon une source israélienne. Israël considère l'ensemble de Jérusalem, y compris la partie orientale conquise et annexée en 1967, comme sa capitale indivisible. Les Palestiniens, qui constituent environ un tiers de la population de la ville, veulent quant à eux faire de Jérusalem-Est la capitale de l'Etat auquel ils aspirent. M. Erdogan, un fervent avocat de la cause palestinienne, a mis fin en juin dernier avec Israël à six ans d'une crise diplomatique, provoquée par un assaut meurtrier de l'armée israélienne contre un bateau turc faisant partie d'une flottille humanitaire pour Gaza. (Belga)