Des jeunes Rwandais vivant en Belgique et âgés de 5 à 15 ans ont chanté l'hymne national belge, mais aussi celui du Rwanda. L'ambassadeur Amandin Rugira a pris la parole pour remémorer la teneur de ce jour historique. "Le 4 juillet 1994, dans le courant de l'après-midi, les troupes de l'armée patriotique rwandaise foulaient le sol de la ville de Kigali, avec à leur tête le général-major Paul Kagame, actuel président de la république du Rwanda. (...) Kigali, à l'image du reste du pays, était une ville fantôme, exsangue de sa population car sur une population d'à peu près 8 millions de personnes à l'époque, plus d'un million venaient d'être assassinées et deux millions avaient fui le pays, poussés à l'exil par le gouvernement génocidaire en fuite", s'est-il souvenu. "Comment reconstruire un pays après 100 jours d'un génocide sans précédent de par sa rapidité et sa cruauté ? Comment panser les plaies d'une société après 40 ans de propagande d'idéologie génocidaire et d'inégalités sociales ?", s'est interrogé l'ambassadeur. Il a fait valoir que "le Rwanda s'est relevé d'un enfer dont personne ne l'imaginait sortir" et mis en avant le développement économique du pays sur ces 25 dernières années. Une minute de silence a été respectée en fin de discours en mémoire de ceux qui sont tombés durant la bataille. L'Ordre des amis de Manneken-Pis était aussi représenté. Une réplique du 'ketje' de Bruxelles portait le costume confectionné par la maison de mode rwandaise Moshions, qui a été offert mercredi par l'ambassade. Sa garde-robe compte également une tenue de jeune guerrier 'Intore', qui lui avait été remise le 3 mai 1949 par le roi Mutara III Rudahigwa, à l'occasion de sa visite officielle en Belgique. (Belga)

Des jeunes Rwandais vivant en Belgique et âgés de 5 à 15 ans ont chanté l'hymne national belge, mais aussi celui du Rwanda. L'ambassadeur Amandin Rugira a pris la parole pour remémorer la teneur de ce jour historique. "Le 4 juillet 1994, dans le courant de l'après-midi, les troupes de l'armée patriotique rwandaise foulaient le sol de la ville de Kigali, avec à leur tête le général-major Paul Kagame, actuel président de la république du Rwanda. (...) Kigali, à l'image du reste du pays, était une ville fantôme, exsangue de sa population car sur une population d'à peu près 8 millions de personnes à l'époque, plus d'un million venaient d'être assassinées et deux millions avaient fui le pays, poussés à l'exil par le gouvernement génocidaire en fuite", s'est-il souvenu. "Comment reconstruire un pays après 100 jours d'un génocide sans précédent de par sa rapidité et sa cruauté ? Comment panser les plaies d'une société après 40 ans de propagande d'idéologie génocidaire et d'inégalités sociales ?", s'est interrogé l'ambassadeur. Il a fait valoir que "le Rwanda s'est relevé d'un enfer dont personne ne l'imaginait sortir" et mis en avant le développement économique du pays sur ces 25 dernières années. Une minute de silence a été respectée en fin de discours en mémoire de ceux qui sont tombés durant la bataille. L'Ordre des amis de Manneken-Pis était aussi représenté. Une réplique du 'ketje' de Bruxelles portait le costume confectionné par la maison de mode rwandaise Moshions, qui a été offert mercredi par l'ambassade. Sa garde-robe compte également une tenue de jeune guerrier 'Intore', qui lui avait été remise le 3 mai 1949 par le roi Mutara III Rudahigwa, à l'occasion de sa visite officielle en Belgique. (Belga)