La présence de la ministre bruxelloise de la Mobilité, des Travaux publics et de la Sécurité routière Elke Van Den Brandt, du ministre chargé de la Transition climatique, de l'Environnement, de l'Energie et de la Démocratie participative Alain Maron ou encore du ministre des Finances, du Budget et de l'Image de Bruxelles Sven Gatz ont notamment été signalées par les organisateurs. Les participants ont envahi un espace réservé à des travaux et le parc avoisinant avec des chaises longues, des bottes de foin et de la musique. "La rue de la Loi est hautement symbolique", souligne Florine Cuignet, chargée de politique bruxelloise au GRACQ. "C'est la rue qu'on voit dans les médias quand on parle de l'Europe et de Bruxelles. On voit 4 bandes réservées aux voitures, mais ce qu'on voit moins ce sont les piétons et les cyclistes. Il faut savoir que la rue de la Loi c'est aussi un axe qui compte le plus grand nombre de cyclistes en heures de pointe. Il serait donc normal de leur faire plus de place. C'est une question de mobilité, mais aussi de qualité de l'air. C'est une 'rue canyon' avec de très grands bâtiments qui entourent un trafic dense, ce qui fait que la pollution reste concentrée à l'intérieur", précise-t-elle. A cette occasion, différentes initiatives ont été mises en avant, parmi lesquelles celle de la fondation GoodPlanet intitulée "Ami du vélo", qui invite les gens à apposer sur leurs fenêtres un sticker indiquant qu'ils sont prêts à rendre de menus services aux cyclistes, par exemple en leur donnant de l'eau ou en les aidant en cas de panne. En août 2017, environ 400 personnes s'étaient déjà réunies sur un autre site de travaux de la rue de la Loi pour appeler à une transformation de l'aménagement. (Belga)