Par cette proposition, la formation marxiste entendait s'assurer qu'aucun étudiant - surtout parmi les populations les plus précarisées - ne soit lésé par la crise, la plupart des cours et des évaluations s'étant poursuivis depuis la début de la crise sanitaire par voie électronique exclusivement. Parallèlement à ces évaluations formatives, la résolution PTBiste demandait que chaque étudiant puisse bénéficier d'une note de 10/20 lors de cette session de juin, mais aussi l'organisation des rattrapages durant l'été et le premier quadrimestre de la prochaine année académique, tout en "réorganisant le cursus (pour) éviter tant le phénomène d'abandon des études (...) qu'un échec massif des étudiants". Pour les années d'études diplômantes (fin de bachelier et de fin de master, ndlr), le PTB suggérait de permettre aux étudiants qui le souhaitent de passer toutes leurs évaluations certificatives (examens, rapport de stage, travaux de fin d'études) prévues cette année jusqu'au 30 janvier 2021, ceci pour éviter que nombre d'entre eux soient contraints de recommencer toute leur année s'ils devaient échouer cet été. La proposition a été rejetée mardi par 11 voix (PS-MR-Ecolo) contre 2 (PTB). La députée Stéphanie Cortisse (MR) a souligné que le gouvernement et les établissements supérieurs avaient fait d'importants efforts pour permettre aux étudiants d'étudier dans les meilleurs conditions possibles, malgré la crise. Elle a par ailleurs rappelé que les conseils de délibération avaient été invités à faire preuve de "bienveillance" vis-à-vis des étudiants vu les circonstances. Elle a aussi jugé que cette résolution venait bien trop tard, alors que la session dans le supérieur touche à sa fin. "On ne change pas les règles en cours de route", a-t-elle justifié. Pour Ecolo, Rodrigue Demeuse a dit de son côté qu'aucun pays européen n'avait pris de mesure de réussite générale en faveur de ses étudiants. "Si nous le faisions, cela affaiblirait la valeur de nos diplômes", a-t-il souligné. Martin Casier (PS) a lui préconisé une "décision proportionnée" face à une situation qui est encore incertaine, et peut-être pas aussi noire que celle décrite par le PTB. Selon de premiers échos qu'il a eus d'établissements, "certains taux de réussite sont déjà en augmentation", a-t-il fait valoir. (Belga)

Par cette proposition, la formation marxiste entendait s'assurer qu'aucun étudiant - surtout parmi les populations les plus précarisées - ne soit lésé par la crise, la plupart des cours et des évaluations s'étant poursuivis depuis la début de la crise sanitaire par voie électronique exclusivement. Parallèlement à ces évaluations formatives, la résolution PTBiste demandait que chaque étudiant puisse bénéficier d'une note de 10/20 lors de cette session de juin, mais aussi l'organisation des rattrapages durant l'été et le premier quadrimestre de la prochaine année académique, tout en "réorganisant le cursus (pour) éviter tant le phénomène d'abandon des études (...) qu'un échec massif des étudiants". Pour les années d'études diplômantes (fin de bachelier et de fin de master, ndlr), le PTB suggérait de permettre aux étudiants qui le souhaitent de passer toutes leurs évaluations certificatives (examens, rapport de stage, travaux de fin d'études) prévues cette année jusqu'au 30 janvier 2021, ceci pour éviter que nombre d'entre eux soient contraints de recommencer toute leur année s'ils devaient échouer cet été. La proposition a été rejetée mardi par 11 voix (PS-MR-Ecolo) contre 2 (PTB). La députée Stéphanie Cortisse (MR) a souligné que le gouvernement et les établissements supérieurs avaient fait d'importants efforts pour permettre aux étudiants d'étudier dans les meilleurs conditions possibles, malgré la crise. Elle a par ailleurs rappelé que les conseils de délibération avaient été invités à faire preuve de "bienveillance" vis-à-vis des étudiants vu les circonstances. Elle a aussi jugé que cette résolution venait bien trop tard, alors que la session dans le supérieur touche à sa fin. "On ne change pas les règles en cours de route", a-t-elle justifié. Pour Ecolo, Rodrigue Demeuse a dit de son côté qu'aucun pays européen n'avait pris de mesure de réussite générale en faveur de ses étudiants. "Si nous le faisions, cela affaiblirait la valeur de nos diplômes", a-t-il souligné. Martin Casier (PS) a lui préconisé une "décision proportionnée" face à une situation qui est encore incertaine, et peut-être pas aussi noire que celle décrite par le PTB. Selon de premiers échos qu'il a eus d'établissements, "certains taux de réussite sont déjà en augmentation", a-t-il fait valoir. (Belga)