En décembre dernier, le gouvernement avait décidé de suspendre ces demandes de remboursement, le temps de réaliser une analyse juridique et budgétaire du dossier. Désormais rédigées, les conclusions de cette étude seront présentées jeudi à l'occasion du conseil des ministres. La Fédération des étudiants francophones (FEF) et l'opposition PTB souhaitent toutefois que la Fédération Wallonie-Bruxelles adopte une mesure générale et renonce à récupérer cet argent afin de ne pas mettre les étudiants concernés en difficultés financières. Interrogée mardi en commission du Parlement sur le sujet par plusieurs députés, la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Glatigny (MR) a toutefois affiché sa volonté d'agir avec prudence dans ce dossier afin de garantir la pleine sécurité juridique de l'opération. Et éviter aussi toute discrimination entre les étudiants concernés. En effet, exonérer les étudiants de tout remboursement placerait le gouvernement en difficultés par rapport à ceux qui ont déjà restitué leurs allocations indues. Le gouvernement pourrait toutefois décider de ne plus réclamer l'argent pour les dossiers les plus anciens (pour lesquels un délai de plus de deux ans s'est écoulé entre le versement et la demande de restitution, par exemple). Pour les autres dossiers, des mesures d'échelonnement des paiements devraient être adoptées. Le gouvernement entend aussi éviter que des étudiants soient empêchés de se réinscrire tant qu'ils n'ont pas apuré leur dette envers la FWB. La ministre Glatigny a déjà annoncé en décembre dernier sa volonté d'accélérer à l'avenir l'examen des demandes d'aides et de revoir les critères d'attribution de ces bourses. Un groupe de travail a été constitué à cet effet, avec des représentants étudiants notamment. Pour l'année académique 2016-2017, la ministre a recensé 866 dossiers de recouvrement pour un montant global d'un peu plus de 305.000 euros (dont quelque 111.000 ont déjà été récupérés). Pour 2017-2018, le nombre d'étudiants concernés se chiffre à 843, et ce pour un montant total de 981.000 euros (dont près de 76.000 euros déjà recouvrés). Quant à l'année académique 2018-2019, le nombre de dossiers grimpe à 916 pour un montant de près de 1,2 millions d'euros, dont aucun n'a été récupéré à ce jour. (Belga)

En décembre dernier, le gouvernement avait décidé de suspendre ces demandes de remboursement, le temps de réaliser une analyse juridique et budgétaire du dossier. Désormais rédigées, les conclusions de cette étude seront présentées jeudi à l'occasion du conseil des ministres. La Fédération des étudiants francophones (FEF) et l'opposition PTB souhaitent toutefois que la Fédération Wallonie-Bruxelles adopte une mesure générale et renonce à récupérer cet argent afin de ne pas mettre les étudiants concernés en difficultés financières. Interrogée mardi en commission du Parlement sur le sujet par plusieurs députés, la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Glatigny (MR) a toutefois affiché sa volonté d'agir avec prudence dans ce dossier afin de garantir la pleine sécurité juridique de l'opération. Et éviter aussi toute discrimination entre les étudiants concernés. En effet, exonérer les étudiants de tout remboursement placerait le gouvernement en difficultés par rapport à ceux qui ont déjà restitué leurs allocations indues. Le gouvernement pourrait toutefois décider de ne plus réclamer l'argent pour les dossiers les plus anciens (pour lesquels un délai de plus de deux ans s'est écoulé entre le versement et la demande de restitution, par exemple). Pour les autres dossiers, des mesures d'échelonnement des paiements devraient être adoptées. Le gouvernement entend aussi éviter que des étudiants soient empêchés de se réinscrire tant qu'ils n'ont pas apuré leur dette envers la FWB. La ministre Glatigny a déjà annoncé en décembre dernier sa volonté d'accélérer à l'avenir l'examen des demandes d'aides et de revoir les critères d'attribution de ces bourses. Un groupe de travail a été constitué à cet effet, avec des représentants étudiants notamment. Pour l'année académique 2016-2017, la ministre a recensé 866 dossiers de recouvrement pour un montant global d'un peu plus de 305.000 euros (dont quelque 111.000 ont déjà été récupérés). Pour 2017-2018, le nombre d'étudiants concernés se chiffre à 843, et ce pour un montant total de 981.000 euros (dont près de 76.000 euros déjà recouvrés). Quant à l'année académique 2018-2019, le nombre de dossiers grimpe à 916 pour un montant de près de 1,2 millions d'euros, dont aucun n'a été récupéré à ce jour. (Belga)