Christophe M., un lieutenant-colonel de l'armée de terre à la retraite, a reconnu avoir adhéré fin 2020 à l'organisation dirigée par Rémy Daillet, figure du mouvement complotiste et soupçonné lui aussi d'avoir contribué à l'enlèvement, selon un communiqué du parquet de Nancy (est). Dès début 2021, le suspect travaille à "structurer cette organisation" et donne "des conseils sur la manière d'organiser des enlèvements d'enfants", mais a nié "avoir participé aux réunions préparatoires à l'enlèvement de Mia", a précisé le procureur François Pérain, qui va demander son incarcération. Selon M. Pérain, Christophe M. dit avoir quitté l'organisation en mars pour plusieurs raisons, dont un "désaccord avec Rémy Daillet sur l'organisation des enlèvements d'enfants". Mia, 8 ans, avait été enlevée mi-avril à la demande de sa mère par plusieurs hommes alors qu'elle était hébergée chez sa grand-mère maternelle dans un village des Vosges. Sa mère n'avait alors plus le droit de la voir seule, ni de lui parler au téléphone. D'importants moyens policiers avaient permis de la retrouver cinq jours plus tard avec sa mère en Suisse. L'enquête a mis en cause Rémy Daillet, arrêté fin mai avec sa famille en Malaisie, où il résidait depuis plusieurs années. Dans cette affaire, huit personnes, dont la mère de la fillette, proches de la mouvance anti-système et complotiste, ont déjà été inculpées et placées en détention provisoire. Depuis son arrestation, M. Daillet a entamé une grève de la faim. La justice française s'interroge sur son rôle dans une autre affaire, celle d'un couple qui vivait en vase clos et s'était retranché à son domicile en novembre, refusant de confier ses quatre enfants aux assistantes sociales comme le demandait un juge. Les parents auraient agi sous l'impulsion d'un certain "Rémy, vivant en Malaisie, ancien membre du (parti centriste) Modem et fils de député", qui pourrait être M. Daillet, a indiqué le procureur Etienne Manteaux, confirmant une information du journal L'Est Républicain. "Les parents ont expliqué qu'ils avaient été très mal conseillés par un charlatan qui leur disait de ne pas collaborer avec les autorités", a précisé M. Manteaux. C'est à son contact qu'ils auraient décidé de déscolariser leurs enfants puis de se couper du monde. (Belga)

Christophe M., un lieutenant-colonel de l'armée de terre à la retraite, a reconnu avoir adhéré fin 2020 à l'organisation dirigée par Rémy Daillet, figure du mouvement complotiste et soupçonné lui aussi d'avoir contribué à l'enlèvement, selon un communiqué du parquet de Nancy (est). Dès début 2021, le suspect travaille à "structurer cette organisation" et donne "des conseils sur la manière d'organiser des enlèvements d'enfants", mais a nié "avoir participé aux réunions préparatoires à l'enlèvement de Mia", a précisé le procureur François Pérain, qui va demander son incarcération. Selon M. Pérain, Christophe M. dit avoir quitté l'organisation en mars pour plusieurs raisons, dont un "désaccord avec Rémy Daillet sur l'organisation des enlèvements d'enfants". Mia, 8 ans, avait été enlevée mi-avril à la demande de sa mère par plusieurs hommes alors qu'elle était hébergée chez sa grand-mère maternelle dans un village des Vosges. Sa mère n'avait alors plus le droit de la voir seule, ni de lui parler au téléphone. D'importants moyens policiers avaient permis de la retrouver cinq jours plus tard avec sa mère en Suisse. L'enquête a mis en cause Rémy Daillet, arrêté fin mai avec sa famille en Malaisie, où il résidait depuis plusieurs années. Dans cette affaire, huit personnes, dont la mère de la fillette, proches de la mouvance anti-système et complotiste, ont déjà été inculpées et placées en détention provisoire. Depuis son arrestation, M. Daillet a entamé une grève de la faim. La justice française s'interroge sur son rôle dans une autre affaire, celle d'un couple qui vivait en vase clos et s'était retranché à son domicile en novembre, refusant de confier ses quatre enfants aux assistantes sociales comme le demandait un juge. Les parents auraient agi sous l'impulsion d'un certain "Rémy, vivant en Malaisie, ancien membre du (parti centriste) Modem et fils de député", qui pourrait être M. Daillet, a indiqué le procureur Etienne Manteaux, confirmant une information du journal L'Est Républicain. "Les parents ont expliqué qu'ils avaient été très mal conseillés par un charlatan qui leur disait de ne pas collaborer avec les autorités", a précisé M. Manteaux. C'est à son contact qu'ils auraient décidé de déscolariser leurs enfants puis de se couper du monde. (Belga)