La présence de Muriel Targnion "n'a pas créé une condition favorable à la sécurité, rendant la mission de la police d'assurer le maintien de l'ordre face à sa propre autorité, plus délicate voire difficile", conclut le rapport.

Le ministre de l'Intérieur Pieter De Crem (CD&V), responsable de la police intégrée, avait demandé une enquête sur la façon dont Muriel Targnion avait exercé l'autorité administrative.

Le rapport de 40 pages lui a été présenté et relève le manque de préparation, notamment une analyse de risque, quant à la manifestation. Il pointe aussi que le devoir de neutralité n'a pas été respecté. "En tant qu'autorité administrative, la bourgmestre peut être amenée à devoir prendre ou à confirmer une mesure de police contraignante à l'égard de manifestants. C'est un peu inconfortable lorsque ces manifestants entourent la bourgmestre ou si elle apparaît comme un soutien à la cause", explique Erik Eenaerts, porte-parole du ministre De Crem.

Le rapport rappelle enfin la nécessité de l'accessibilité téléphonique ou physique permanente pour les services de police de l'autorité administrative, à savoir la bourgmestre, responsable pour l'ordre public. En l'occurrence, "l'autorité administrative a fait le choix de soutenir par sa présence physique une faction plutôt qu'une autre, elle a rendu son accessibilité temporairement problématique", ajoute le cabinet.

Pieter De Crem enverra les conclusions du rapport à la ministre wallone de tutelle Valérie De Bue (MR) qui a le pouvoir de sanctionner Muriel Targnion, si elle l'estime nécessaire.

La présence de Muriel Targnion "n'a pas créé une condition favorable à la sécurité, rendant la mission de la police d'assurer le maintien de l'ordre face à sa propre autorité, plus délicate voire difficile", conclut le rapport.Le ministre de l'Intérieur Pieter De Crem (CD&V), responsable de la police intégrée, avait demandé une enquête sur la façon dont Muriel Targnion avait exercé l'autorité administrative. Le rapport de 40 pages lui a été présenté et relève le manque de préparation, notamment une analyse de risque, quant à la manifestation. Il pointe aussi que le devoir de neutralité n'a pas été respecté. "En tant qu'autorité administrative, la bourgmestre peut être amenée à devoir prendre ou à confirmer une mesure de police contraignante à l'égard de manifestants. C'est un peu inconfortable lorsque ces manifestants entourent la bourgmestre ou si elle apparaît comme un soutien à la cause", explique Erik Eenaerts, porte-parole du ministre De Crem. Le rapport rappelle enfin la nécessité de l'accessibilité téléphonique ou physique permanente pour les services de police de l'autorité administrative, à savoir la bourgmestre, responsable pour l'ordre public. En l'occurrence, "l'autorité administrative a fait le choix de soutenir par sa présence physique une faction plutôt qu'une autre, elle a rendu son accessibilité temporairement problématique", ajoute le cabinet. Pieter De Crem enverra les conclusions du rapport à la ministre wallone de tutelle Valérie De Bue (MR) qui a le pouvoir de sanctionner Muriel Targnion, si elle l'estime nécessaire.