Le trajet de soins palliatifs peut durer longtemps et il arrive qu'un patient ayant demandé l'euthanasie décède entre-temps de mort naturelle. Imposer ces soins dans le cadre d'une demande d'euthanasie est cependant illégal, souligne De Morgen. Un homme malade en phase terminale est ainsi décédé après 11 jours de souffrance alors qu'il avait demandé l'euthanasie conformément à la loi. "Cela contreviendrait aux droits du patient car la loi indique clairement qu'une personne à le droit refuser un traitement", commente Luc Deliens, président du groupe de recherche multidisciplinaire Soins en fin de vie de la VUB et de l'UGent. Les hôpitaux mis en cause récusent ces accusations.

Certains, comme le Gasthuiszusters Antwerpen, l'AZ Nikolaas à Saint-Nicolas et l'AZ Sint-Lucas à Gand, précisent qu'ils indiquent clairement cette étape sur leur site internet. Le "filtre palliatif" servirait ainsi à déterminer s'il s'agit d'une véritable demande de la personne de mettre fin à ses jours ou d'une demande d'assistance pour rendre la fin de vie plus confortable.

"Les établissements de soins catholiques ne sont pas au-dessus des lois", a vivement réagi jeudi le sénateur Open-Vld Jean-Jacques De Gucht. "On sait déjà depuis longtemps que ces institutions se montrent 'créatives' à l'heure d'aborder la loi sur l'euthanasie. Il est grand temps de les rappeler à l'ordre", a-t-il poursuivi. "Les personnes qui demandent l'euthanasie et remplissent les conditions requises doivent pouvoir en bénéficier. C'est aussi simple que cela et les établissements de soins catholiques ne peuvent leur retirer ce droit."

De son côté, la Fédération flamande des soins palliatifs (FPZV) regrette que ce trajet de soins soit présenté comme une manière de ralentir une demande d'euthanasie. "Il faut bien chercher pour trouver des équipes travaillant dans ces services qui utilisent les soins palliatifs pour court-circuiter une telle demande", estimait Gert Huysmans, président de la FPZV. "La réalité indique plutôt l'inverse: ce sont les équipes palliatives qui rendent possibles et soutiennent la mise en oeuvre de l'euthanasie." Le trajet de soins doit toujours être soumis à la volonté du patient, mais la loi sur l'euthanasie stipule également qu'il faut vérifier qu'aucune alternative raisonnable à la souffrance du patient ne soit disponible, conclut M. Huysmans.

Un hôpital ne peut utiliser l'offre de soins palliatifs pour repousser à plus tard l'exécution d'une demande d'euthanasie, a averti jeudi la ministre de la Santé, Maggie De Block, en réponse à des questions à la Chambre. "Il est inacceptable que l'on lie l'application de l'euthanasie à l'obligation de recevoir d'abord des soins palliatifs", a souligné la ministre. "Personnellement, en tant que médecin, je suis choquée", a-t-elle ajouté.

Un récent procès d'assises à Gand sur un cas d'euthanasie a relancé le débat sur le thème, aussi bien pour une demande d'évaluation de la loi actuelle que pour son élargissement. "Vous êtes maîtres de vos travaux mais le parlement est le forum adéquat pour en parler. C'est à vous de faire la loi et non aux évêques", a lancé la ministre. Les personnes qui jugent que leurs droits ne sont pas respectés peuvent s'adresser au service d'ombudsman dans le cadre de la loi sur les droits des patients, a-t-elle précisé.

Le trajet de soins palliatifs peut durer longtemps et il arrive qu'un patient ayant demandé l'euthanasie décède entre-temps de mort naturelle. Imposer ces soins dans le cadre d'une demande d'euthanasie est cependant illégal, souligne De Morgen. Un homme malade en phase terminale est ainsi décédé après 11 jours de souffrance alors qu'il avait demandé l'euthanasie conformément à la loi. "Cela contreviendrait aux droits du patient car la loi indique clairement qu'une personne à le droit refuser un traitement", commente Luc Deliens, président du groupe de recherche multidisciplinaire Soins en fin de vie de la VUB et de l'UGent. Les hôpitaux mis en cause récusent ces accusations. Certains, comme le Gasthuiszusters Antwerpen, l'AZ Nikolaas à Saint-Nicolas et l'AZ Sint-Lucas à Gand, précisent qu'ils indiquent clairement cette étape sur leur site internet. Le "filtre palliatif" servirait ainsi à déterminer s'il s'agit d'une véritable demande de la personne de mettre fin à ses jours ou d'une demande d'assistance pour rendre la fin de vie plus confortable. "Les établissements de soins catholiques ne sont pas au-dessus des lois", a vivement réagi jeudi le sénateur Open-Vld Jean-Jacques De Gucht. "On sait déjà depuis longtemps que ces institutions se montrent 'créatives' à l'heure d'aborder la loi sur l'euthanasie. Il est grand temps de les rappeler à l'ordre", a-t-il poursuivi. "Les personnes qui demandent l'euthanasie et remplissent les conditions requises doivent pouvoir en bénéficier. C'est aussi simple que cela et les établissements de soins catholiques ne peuvent leur retirer ce droit." De son côté, la Fédération flamande des soins palliatifs (FPZV) regrette que ce trajet de soins soit présenté comme une manière de ralentir une demande d'euthanasie. "Il faut bien chercher pour trouver des équipes travaillant dans ces services qui utilisent les soins palliatifs pour court-circuiter une telle demande", estimait Gert Huysmans, président de la FPZV. "La réalité indique plutôt l'inverse: ce sont les équipes palliatives qui rendent possibles et soutiennent la mise en oeuvre de l'euthanasie." Le trajet de soins doit toujours être soumis à la volonté du patient, mais la loi sur l'euthanasie stipule également qu'il faut vérifier qu'aucune alternative raisonnable à la souffrance du patient ne soit disponible, conclut M. Huysmans.Un hôpital ne peut utiliser l'offre de soins palliatifs pour repousser à plus tard l'exécution d'une demande d'euthanasie, a averti jeudi la ministre de la Santé, Maggie De Block, en réponse à des questions à la Chambre. "Il est inacceptable que l'on lie l'application de l'euthanasie à l'obligation de recevoir d'abord des soins palliatifs", a souligné la ministre. "Personnellement, en tant que médecin, je suis choquée", a-t-elle ajouté. Un récent procès d'assises à Gand sur un cas d'euthanasie a relancé le débat sur le thème, aussi bien pour une demande d'évaluation de la loi actuelle que pour son élargissement. "Vous êtes maîtres de vos travaux mais le parlement est le forum adéquat pour en parler. C'est à vous de faire la loi et non aux évêques", a lancé la ministre. Les personnes qui jugent que leurs droits ne sont pas respectés peuvent s'adresser au service d'ombudsman dans le cadre de la loi sur les droits des patients, a-t-elle précisé.