"Le travail est en cours et devrait sans doute aboutir en fin de semaine", vendredi ou durant le week-end, assure-t-on du côté du PS. Un timing que confirme Ecolo où l'on précise que la note remaniée n'aura pas à être approuvée par les instances du parti avant d'être présentée. Loin des caméras, les 2 partis ont travaillé, durant toute la semaine, à l'intégration des remarques formulées par les représentants de la société civile qu'ils ont reçus en fin de semaine dernière. Plus de 130 contributions leur auraient été envoyées; à charge ensuite pour les négociateurs du PS et d'Ecolo d'en faire le tri et de remanier la note reprenant leurs lignes directrices.

Ebauche d'une éventuelle déclaration de politique gouvernementale en Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles, ce texte sera envoyé à l'ensemble des parlementaires dans l'espoir d'obtenir une majorité. A l'issue des élections du 26 mai, les socialistes et les écologistes ne comptent en effet que 35 sièges sur 75 au Parlement de Wallonie, trop peu pour ne convoler qu'à deux. Face à ce constat arithmétiquement incontournable, le PS, qui a la main en Wallonie, a vainement tenté de discuter avec le PTB afin de constituer "une majorité la plus progressiste possible", ont répété à maintes reprises Paul Magnette et Elio Di Rupo. Mais Raoul Hedebouw et ses troupes ont rapidement douché les espoirs socialistes, dénonçant le "round de communication" du PS.

Alors que le cdH a de son côté décidé de se refaire une santé dans l'opposition après les mauvais résultats engrangés lors du scrutin du mois de mai et que ni les Verts, ni les socialistes ne souhaitent s'allier au MR, Ecolo a sorti de son chapeau la 'coalition coquelicot', basée sur un gouvernement minoritaire PS-Ecolo appuyé par la société civile et soutenu par des parlementaires d'autres partis. C'est dans ce cadre que plus d'une centaine de représentants de la société civile ont été consultés durant 2 jours, en fin de semaine passée. Leurs remarques ont ensuite été analysées, triées et intégrées dans la note finale qui sera présentée à l'ensemble des parlementaires afin de voir qui pourrait la soutenir.

Le pari est loin d'être gagné, cdH et MR ayant déjà assuré qu'il n'y aurait pas de débauchage dans leurs rangs. Quant au PTB, on l'imagine mal revenir à la table des discussions, qu'il a quittée avec fracas il y a quelques semaines. Restera alors 2 coalitions possibles pour la Wallonie: une bipartite PS-MR et un arc en ciel PS-MR-Ecolo.