Lors d'un meeting à Eskisehir (nord-ouest) pour des élections locales qui se tiendront le 31 mars, M. Erdogan a diffusé sur un écran géant des extraits d'une vidéo filmée par l'auteur de cette attaque qui a fait la semaine dernière 50 morts à Christchurch, en Nouvelle-Zélande. Dans ces extraits partiellement floutés déjà projetés par M. Erdogan lors de meetings pendant le week-end, on distingue l'assaillant en train de tirer sur des hommes à l'entrée d'une mosquée, puis de vider son chargeur sur des corps à l'intérieur du lieu de culte. Il a également projeté des extraits du "manifeste" publié sur Internet par l'auteur de l'attentat, avant de s'en prendre à son principal opposant qu'il a comparé à un sénateur australien ayant mis le carnage sur le compte de l'immigration. Alors que les autorités néo-zélandaises et les réseaux sociaux s'efforcent d'en limiter la propagation, les extraits ont été diffusés en direct en plein écran par les chaînes d'information turques, quasiment toutes contrôlées par le pouvoir. Au pouvoir depuis 2003, M. Erdogan cherche à exalter sa base nationaliste et pieuse avant les élections locales du 31 mars qui s'annoncent délicates sur fond de récession économique et de chômage croissant. Se saisissant de l'attaque en Nouvelle-Zélande, il dénonce sans cesse depuis l'"islamophobie en hausse en Occident". Accusé de récupérer cet attentat, M. Erdogan a été durement critiqué par la Nouvelle-Zélande et par l'Australie, dont l'auteur présumé de l'attaque de Christchurch est un ressortissant. (Belga)

Lors d'un meeting à Eskisehir (nord-ouest) pour des élections locales qui se tiendront le 31 mars, M. Erdogan a diffusé sur un écran géant des extraits d'une vidéo filmée par l'auteur de cette attaque qui a fait la semaine dernière 50 morts à Christchurch, en Nouvelle-Zélande. Dans ces extraits partiellement floutés déjà projetés par M. Erdogan lors de meetings pendant le week-end, on distingue l'assaillant en train de tirer sur des hommes à l'entrée d'une mosquée, puis de vider son chargeur sur des corps à l'intérieur du lieu de culte. Il a également projeté des extraits du "manifeste" publié sur Internet par l'auteur de l'attentat, avant de s'en prendre à son principal opposant qu'il a comparé à un sénateur australien ayant mis le carnage sur le compte de l'immigration. Alors que les autorités néo-zélandaises et les réseaux sociaux s'efforcent d'en limiter la propagation, les extraits ont été diffusés en direct en plein écran par les chaînes d'information turques, quasiment toutes contrôlées par le pouvoir. Au pouvoir depuis 2003, M. Erdogan cherche à exalter sa base nationaliste et pieuse avant les élections locales du 31 mars qui s'annoncent délicates sur fond de récession économique et de chômage croissant. Se saisissant de l'attaque en Nouvelle-Zélande, il dénonce sans cesse depuis l'"islamophobie en hausse en Occident". Accusé de récupérer cet attentat, M. Erdogan a été durement critiqué par la Nouvelle-Zélande et par l'Australie, dont l'auteur présumé de l'attaque de Christchurch est un ressortissant. (Belga)