Cette visite, jugée "d'une importance capitale" par Téhéran pour la coopération entre la République islamique et l'Europe après le retrait américain de l'accord, est assombrie par la récente arrestation d'un diplomate de l'ambassade d'Iran en poste dans la capitale autrichienne, suspecté d'être impliqué dans un projet d'attentat. Quelques heures avant d'accueillir M. Rohani, Vienne a convoqué en urgence l'ambassadeur d'Iran dans le pays et annoncé que l'Autriche allait retirer son statut de diplomate à l'agent mis en cause. La question n'a pas été évoquée lors des déclarations à la presse du président iranien et de son homologue Alexander Van der Bellen. Les deux chefs d'Etat ont insisté sur leur volonté de maintenir l'accord obtenu de haute lutte en 2015, signé à Vienne, et supposé empêcher l'Iran d'accéder à l'arme atomique en échange d'une levée des sanctions qui l'isolaient et étranglaient son économie. "Tant que c'est possible pour l'Iran, nous resterons partie à l'accord, nous ne quitterons pas le JCPOA (le sigle officiel de l'accord, ndlr), à la condition que nous puissions aussi en profiter", a déclaré M. Rohani. "Si les autres signataires, hors Etats-Unis, peuvent garantir les intérêts de l'Iran, l'Iran restera dans le JCPOA", a-t-il insisté. Le gouvernement américain de Donald Trump a dénoncé le texte en mai, faisant planer de lourdes menaces de sanctions sur tous ceux qui voudraient avoir des échanges économiques avec Téhéran. Or, l'Iran a besoin de retirer des bénéfices économiques de l'accord, sous la forme d'investissements étrangers, pour garder son économie à flots. "Nous avons besoin d'un équilibre entre nos devoirs et l'hypothèse de restrictions (...) nous espérons des actions décisives en ce qui concerne le commerce et l'économie", a insisté M. Rohani qui, avant l'Autriche, avait eu des entretiens bilatéraux en Suisse. Un message directement adressé aux cinq autres Etats signataires de l'accord nucléaire (Chine, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) dont les ministres des Affaires étrangères doivent se réunir vendredi à Vienne pour la première fois depuis que Donald Trump a décidé de s'affranchir du pacte ratifié par une résolution du Conseil de sécurité de l'Onu. (Belga)

Cette visite, jugée "d'une importance capitale" par Téhéran pour la coopération entre la République islamique et l'Europe après le retrait américain de l'accord, est assombrie par la récente arrestation d'un diplomate de l'ambassade d'Iran en poste dans la capitale autrichienne, suspecté d'être impliqué dans un projet d'attentat. Quelques heures avant d'accueillir M. Rohani, Vienne a convoqué en urgence l'ambassadeur d'Iran dans le pays et annoncé que l'Autriche allait retirer son statut de diplomate à l'agent mis en cause. La question n'a pas été évoquée lors des déclarations à la presse du président iranien et de son homologue Alexander Van der Bellen. Les deux chefs d'Etat ont insisté sur leur volonté de maintenir l'accord obtenu de haute lutte en 2015, signé à Vienne, et supposé empêcher l'Iran d'accéder à l'arme atomique en échange d'une levée des sanctions qui l'isolaient et étranglaient son économie. "Tant que c'est possible pour l'Iran, nous resterons partie à l'accord, nous ne quitterons pas le JCPOA (le sigle officiel de l'accord, ndlr), à la condition que nous puissions aussi en profiter", a déclaré M. Rohani. "Si les autres signataires, hors Etats-Unis, peuvent garantir les intérêts de l'Iran, l'Iran restera dans le JCPOA", a-t-il insisté. Le gouvernement américain de Donald Trump a dénoncé le texte en mai, faisant planer de lourdes menaces de sanctions sur tous ceux qui voudraient avoir des échanges économiques avec Téhéran. Or, l'Iran a besoin de retirer des bénéfices économiques de l'accord, sous la forme d'investissements étrangers, pour garder son économie à flots. "Nous avons besoin d'un équilibre entre nos devoirs et l'hypothèse de restrictions (...) nous espérons des actions décisives en ce qui concerne le commerce et l'économie", a insisté M. Rohani qui, avant l'Autriche, avait eu des entretiens bilatéraux en Suisse. Un message directement adressé aux cinq autres Etats signataires de l'accord nucléaire (Chine, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) dont les ministres des Affaires étrangères doivent se réunir vendredi à Vienne pour la première fois depuis que Donald Trump a décidé de s'affranchir du pacte ratifié par une résolution du Conseil de sécurité de l'Onu. (Belga)