Cette décision intervient alors qu'une des ministres du conservateur Boris Johnson, Suella Braverman, doit bientôt accoucher. Selon la législation actuelle, elle devrait donner sa démission si elle souhaite prendre un congé maternité après la naissance de son enfant. "Les règles actuelles sont clairement dépassées et doivent être corrigées, c'est pourquoi nous présentons ce projet de loi", a expliqué un porte-parole du Premier ministre, jugeant "tout simplement inacceptable qu'à cette époque des femmes doivent choisir entre démissionner de leur poste ou prendre un congé pour se remettre de leur accouchement". Le texte, qui devait être examiné une première fois jeudi après-midi au Parlement, prévoit pour l'instant six mois de congés payés pour les ministres, dont une potentielle future Première ministre. Il sera plus amplement débattu la semaine prochaine à la Chambre des Communes. La députée de l'opposition travailliste Rachel Reeves a salué un "petit mais significatif pas pour les droits des femmes au Parlement", se félicitant que Suella Braverman soit "la première ministre de l'histoire du Royaume-Uni à prendre un congé maternité avec une rémunération et une couverture adéquates". "C'est assez incroyable que les femmes ministres ait été tout au long de l'histoire obligées de démissionner ou de se voir rétrograder lorsqu'elles choisissent d'avoir des enfants", a-t-elle fustigé. Rachel Reeves a cependant regretté l'absence de dispositions concernant le congé paternité, l'adoption ou le congé parental, jugeant sur ce point le projet de loi "déjà dépassé". Boris Johnson avait indiqué qu'il prévoyait de prendre un congé de paternité après la naissance de son dernier fils en avril dernier, mais l'a pour l'instant repoussé en raison de la pandémie. Actuellement, les députées n'ont pas non plus le droit à un congé maternité payé, même si leur démission n'est pas exigée. Le vote par procuration avait été introduit en 2019 au Parlement: la députée travailliste Tulip Siddiq avait retardé une césarienne et était arrivée en fauteuil roulant pour ne pas manquer un vote important sur le Brexit. (Belga)

Cette décision intervient alors qu'une des ministres du conservateur Boris Johnson, Suella Braverman, doit bientôt accoucher. Selon la législation actuelle, elle devrait donner sa démission si elle souhaite prendre un congé maternité après la naissance de son enfant. "Les règles actuelles sont clairement dépassées et doivent être corrigées, c'est pourquoi nous présentons ce projet de loi", a expliqué un porte-parole du Premier ministre, jugeant "tout simplement inacceptable qu'à cette époque des femmes doivent choisir entre démissionner de leur poste ou prendre un congé pour se remettre de leur accouchement". Le texte, qui devait être examiné une première fois jeudi après-midi au Parlement, prévoit pour l'instant six mois de congés payés pour les ministres, dont une potentielle future Première ministre. Il sera plus amplement débattu la semaine prochaine à la Chambre des Communes. La députée de l'opposition travailliste Rachel Reeves a salué un "petit mais significatif pas pour les droits des femmes au Parlement", se félicitant que Suella Braverman soit "la première ministre de l'histoire du Royaume-Uni à prendre un congé maternité avec une rémunération et une couverture adéquates". "C'est assez incroyable que les femmes ministres ait été tout au long de l'histoire obligées de démissionner ou de se voir rétrograder lorsqu'elles choisissent d'avoir des enfants", a-t-elle fustigé. Rachel Reeves a cependant regretté l'absence de dispositions concernant le congé paternité, l'adoption ou le congé parental, jugeant sur ce point le projet de loi "déjà dépassé". Boris Johnson avait indiqué qu'il prévoyait de prendre un congé de paternité après la naissance de son dernier fils en avril dernier, mais l'a pour l'instant repoussé en raison de la pandémie. Actuellement, les députées n'ont pas non plus le droit à un congé maternité payé, même si leur démission n'est pas exigée. Le vote par procuration avait été introduit en 2019 au Parlement: la députée travailliste Tulip Siddiq avait retardé une césarienne et était arrivée en fauteuil roulant pour ne pas manquer un vote important sur le Brexit. (Belga)