L'année 2018 s'était terminée par une victoire, par un départ et par une arrivée : après des communales triomphales, Patrick Dupriez, coprésident d'Ecolo (709 conseillers communaux et 71 participations à des majorités à Bruxelles et en Wallonie) faisait part de sa lassitude. Pour gérer le tournant de l'année et, surtout, le tumulte de la campagne fédérale, régionale et européenne qui s'entamait, Zakia Khattabi choisissait Jean-Marc Nollet. La campagne fut tumultueuse, en effet, tant les verts, qui l'attaquèrent dans le costume du favori - et qui avaient communiqué leur espoir de devenir, avec Groen, le plus grand groupe parlementaire à la Chambre - furent attaqués, en particulier par un MR qui avait vu partir chez eux des électeurs des communes aisées.

Un tract distribué à Bruxelles et évoquant les positions des partis sur des questions de libertés religieuses valut à Zoé Genot des déchaînements d'insultes, surtout libérales (jusqu'à ce que fut révélée une vidéo où Didier Reynders affirmait son soutien à l'abattage rituel), et coûta au parti de nombreuses voix, surtout wallonnes. C'est en tout cas ce que pensent les plus augustes écologistes : pour justifier son refus d'endosser une fonction ministérielle régionale, Stéphane Hazée évoqua un traumatisme survenu le 15 mai, date de la révélation de l'existence du tract. Le traumatisme, en fait, date de dix jours plus tard : aux élections du 26 mai, la victoire écologiste était incontestable, mais pas totale. Le maigre progrès de Groen, en Flandre, empêchait aux verts de dépasser, au Parlement fédéral, le nombre de sièges d'une N-VA en recul (21 contre 25). Le PS restait le premier parti au parlement bruxellois, conservant ainsi sa ministre-présidence. En Wallonie, la bipartite souhaitée avec le PS s'avérait impossible, et les refus du PTB et du CDH de s'aventurer, fût-ce par le truchement de la vaine aventure " coquelicot ", au gouvernement, ramena le MR naguère honni dans l'exécutif wallon. Jean-Marc Nollet avait dû convaincre les siens d'entrer dans cette tripartite et, dans le même temps, se trouver une coprésidente bruxelloise. Ce fut, après quelques hésitations, la Molenbeekoise Rajae Maouane. Leur année 2019 se termine par une note stratégique, révélée par Le Vif/L'Express : celle-ci doit faire d'Ecolo le parti francophone central à l'horizon 2024.

L'année 2018 s'était terminée par une victoire, par un départ et par une arrivée : après des communales triomphales, Patrick Dupriez, coprésident d'Ecolo (709 conseillers communaux et 71 participations à des majorités à Bruxelles et en Wallonie) faisait part de sa lassitude. Pour gérer le tournant de l'année et, surtout, le tumulte de la campagne fédérale, régionale et européenne qui s'entamait, Zakia Khattabi choisissait Jean-Marc Nollet. La campagne fut tumultueuse, en effet, tant les verts, qui l'attaquèrent dans le costume du favori - et qui avaient communiqué leur espoir de devenir, avec Groen, le plus grand groupe parlementaire à la Chambre - furent attaqués, en particulier par un MR qui avait vu partir chez eux des électeurs des communes aisées. Un tract distribué à Bruxelles et évoquant les positions des partis sur des questions de libertés religieuses valut à Zoé Genot des déchaînements d'insultes, surtout libérales (jusqu'à ce que fut révélée une vidéo où Didier Reynders affirmait son soutien à l'abattage rituel), et coûta au parti de nombreuses voix, surtout wallonnes. C'est en tout cas ce que pensent les plus augustes écologistes : pour justifier son refus d'endosser une fonction ministérielle régionale, Stéphane Hazée évoqua un traumatisme survenu le 15 mai, date de la révélation de l'existence du tract. Le traumatisme, en fait, date de dix jours plus tard : aux élections du 26 mai, la victoire écologiste était incontestable, mais pas totale. Le maigre progrès de Groen, en Flandre, empêchait aux verts de dépasser, au Parlement fédéral, le nombre de sièges d'une N-VA en recul (21 contre 25). Le PS restait le premier parti au parlement bruxellois, conservant ainsi sa ministre-présidence. En Wallonie, la bipartite souhaitée avec le PS s'avérait impossible, et les refus du PTB et du CDH de s'aventurer, fût-ce par le truchement de la vaine aventure " coquelicot ", au gouvernement, ramena le MR naguère honni dans l'exécutif wallon. Jean-Marc Nollet avait dû convaincre les siens d'entrer dans cette tripartite et, dans le même temps, se trouver une coprésidente bruxelloise. Ce fut, après quelques hésitations, la Molenbeekoise Rajae Maouane. Leur année 2019 se termine par une note stratégique, révélée par Le Vif/L'Express : celle-ci doit faire d'Ecolo le parti francophone central à l'horizon 2024.