Les troubles au Kazakhstan ont éclaté dimanche en raison d'une augmentation des prix du gaz dans une ville de province avant de s'étendre dans la nuit de mardi à mercredi à la capitale économique, Almaty, où près de 5.000 personnes ont été dispersées par la police à coup de grenades assourdissantes et de gaz lacrymogène. L'état d'urgence a été décrété mercredi sur l'ensemble du territoire kazakhe, selon les médias russes. Le président du Kazakhstan, Kassym-Jomart Tokaïev, a dénoncé mercredi les actions de "groupes d'éléments criminels" et a promis une réponse "ferme" aux manifestations, faisant état "d'attaques massives" contre les forces de l'ordre qui ont fait des morts et des blessés. Cette ex-république soviétique connaissait par ailleurs mercredi une "panne d'internet à l'échelle nationale", a indiqué le groupe spécialisé dans la surveillance du web NetBlocks, estimant que cela pourrait "limiter sévèrement la couverture des manifestations antigouvernementales qui s'intensifient". Jen Psaki a aussi critiqué les "folles allégations de la Russie" sur une responsabilité supposée des Etats-Unis dans les émeutes qui secouent le Kazakhstan. "C'est absolument faux" et cela relève "de la stratégie de désinformation russe", a-t-elle asséné. La Russie, pour qui le Kazakhstan revêt une importance cruciale, a appelé à une "solution pacifique" et au "dialogue". L'ONU suit "avec inquiétude la situation", a déclaré mercredi le porte-parole du secrétaire général, Stéphane Dujarric, lors de son point-presse quotidien. "Il est très important pour toutes les personnes impliquées dans ces événements actuels de faire preuve de retenue, de s'abstenir de toute violence et de promouvoir le dialogue", a ajouté M. Dujarric. (Belga)

Les troubles au Kazakhstan ont éclaté dimanche en raison d'une augmentation des prix du gaz dans une ville de province avant de s'étendre dans la nuit de mardi à mercredi à la capitale économique, Almaty, où près de 5.000 personnes ont été dispersées par la police à coup de grenades assourdissantes et de gaz lacrymogène. L'état d'urgence a été décrété mercredi sur l'ensemble du territoire kazakhe, selon les médias russes. Le président du Kazakhstan, Kassym-Jomart Tokaïev, a dénoncé mercredi les actions de "groupes d'éléments criminels" et a promis une réponse "ferme" aux manifestations, faisant état "d'attaques massives" contre les forces de l'ordre qui ont fait des morts et des blessés. Cette ex-république soviétique connaissait par ailleurs mercredi une "panne d'internet à l'échelle nationale", a indiqué le groupe spécialisé dans la surveillance du web NetBlocks, estimant que cela pourrait "limiter sévèrement la couverture des manifestations antigouvernementales qui s'intensifient". Jen Psaki a aussi critiqué les "folles allégations de la Russie" sur une responsabilité supposée des Etats-Unis dans les émeutes qui secouent le Kazakhstan. "C'est absolument faux" et cela relève "de la stratégie de désinformation russe", a-t-elle asséné. La Russie, pour qui le Kazakhstan revêt une importance cruciale, a appelé à une "solution pacifique" et au "dialogue". L'ONU suit "avec inquiétude la situation", a déclaré mercredi le porte-parole du secrétaire général, Stéphane Dujarric, lors de son point-presse quotidien. "Il est très important pour toutes les personnes impliquées dans ces événements actuels de faire preuve de retenue, de s'abstenir de toute violence et de promouvoir le dialogue", a ajouté M. Dujarric. (Belga)