Des incidents ont notamment éclaté aux alentours de la Plaza Italia, haut lieu de la contestation, qui avait été bouclée et occupée en grand nombre par les forces anti-émeutes pour empêcher toute manifestation. "Nous voulons que les droits des personnes qui circulent et qui vivent dans le secteur de la plaza Italia cessent d'être bafoués" et "protéger les citoyens contre les actes violents", avait affirmé l'intendant (préfet) de Santiago, Felipe Guevara, pour justifier l'interdiction des rassemblements. Cela n'a pas empêché plusieurs groupes de protestataires, principalement des jeunes, de tenter d'accéder à la place, la police ripostant à coups de jets d'eau et de gaz lacrymogène. Après une heure d'affrontements, les manifestants ont renversé les barrières métalliques qui bloquaient l'accès à la place et ont débordé les forces de l'ordre, qui ont dû se replier vers les rues avoisinantes. Un autre groupe de manifestants a marché vers le palais gouvernemental de La Moneda, où ils ont lancé des pierres sur la police qui les a dispersés à l'aide de gaz lacrymogène. Le mouvement de contestation sociale qui secoue le Chili depuis le 18 octobre est le plus grave depuis le retour de la démocratie en 1990. Il a fait 24 morts et des milliers de blessés. Une hausse du prix du ticket de métro dans la capitale a été le détonateur de cette fronde sociale inédite contre le gouvernement du président Sebastian Piñera. Malgré la suspension de la mesure, le mouvement s'est amplifié, nourri par le ressentiment face aux inégalités sociales. (Belga)

Des incidents ont notamment éclaté aux alentours de la Plaza Italia, haut lieu de la contestation, qui avait été bouclée et occupée en grand nombre par les forces anti-émeutes pour empêcher toute manifestation. "Nous voulons que les droits des personnes qui circulent et qui vivent dans le secteur de la plaza Italia cessent d'être bafoués" et "protéger les citoyens contre les actes violents", avait affirmé l'intendant (préfet) de Santiago, Felipe Guevara, pour justifier l'interdiction des rassemblements. Cela n'a pas empêché plusieurs groupes de protestataires, principalement des jeunes, de tenter d'accéder à la place, la police ripostant à coups de jets d'eau et de gaz lacrymogène. Après une heure d'affrontements, les manifestants ont renversé les barrières métalliques qui bloquaient l'accès à la place et ont débordé les forces de l'ordre, qui ont dû se replier vers les rues avoisinantes. Un autre groupe de manifestants a marché vers le palais gouvernemental de La Moneda, où ils ont lancé des pierres sur la police qui les a dispersés à l'aide de gaz lacrymogène. Le mouvement de contestation sociale qui secoue le Chili depuis le 18 octobre est le plus grave depuis le retour de la démocratie en 1990. Il a fait 24 morts et des milliers de blessés. Une hausse du prix du ticket de métro dans la capitale a été le détonateur de cette fronde sociale inédite contre le gouvernement du président Sebastian Piñera. Malgré la suspension de la mesure, le mouvement s'est amplifié, nourri par le ressentiment face aux inégalités sociales. (Belga)