Plusieurs dizaines de personnes ont manifesté devant le centre commercial Arauco à Quilicura, dans le nord de Santiago, pour protester contre des tortures que des policiers auraient infligées à de jeunes manifestants. Le rassemblement a débouché sur le pillage et l'incendie de plusieurs boutiques, a déclaré le maire de Quilicura, Juan Carrasco, sur la télévision 24 Horas. Des manifestations ont aussi eu lieu sur la plaza Italia, dans le centre de la capitale. Des dizaines de manifestants encagoulés ont affronté la police, qui a utilisé gaz lacrymogène et camions lanceurs d'eau. La violence a touché d'autres villes comme Antofagasta, dans le nord du Chili, où un automobiliste a renversé un groupe de manifestants et a pris la fuite, selon des images diffusées par une télévision locale. La police a indiqué à l'AFP que personne n'avait été mortellement blessé. Le conducteur s'est livré plus tard à la police. Des pillages de commerces ont aussi eu lieu à Valparaiso et à Concepcion (sud), où les manifestants ont ensuite été dispersés par les forces de l'ordre. Le mouvement de protestation sociale qui a débuté le 18 octobre est le plus important que le Chili ait connu en trois décennies. Vingt-deux personnes ont été tuées pendant ces manifestations. Ces nouveaux incidents interviennent alors qu'Amnesty International vient de publier un rapport sur les violences des autorités envers les manifestants. Le document accuse les forces de l'ordre chiliennes d'avoir commis des violations généralisées des droits de l'Homme lors des protestations antigouvernementales de ces dernières semaines. "Le gouvernement rejette catégoriquement le dernier rapport d'Amnesty International qui prétend avoir identifié une politique délibérée visant à blesser les manifestants", a déclaré au cours d'une conférence de presse à Santiago la sous-secrétaire chilienne aux Droits de l'Homme, Lorena Recabarren. La police chilienne a affirmé pour sa part qu'elle n'avait pas eu "l'intention de blesser" des manifestants. Amnesty International déclare que les forces de l'ordre ont mis en place une "politique pour punir" les manifestants au cours de la crise sociale qui secoue le Chili depuis plus d'un mois. (Belga)

Plusieurs dizaines de personnes ont manifesté devant le centre commercial Arauco à Quilicura, dans le nord de Santiago, pour protester contre des tortures que des policiers auraient infligées à de jeunes manifestants. Le rassemblement a débouché sur le pillage et l'incendie de plusieurs boutiques, a déclaré le maire de Quilicura, Juan Carrasco, sur la télévision 24 Horas. Des manifestations ont aussi eu lieu sur la plaza Italia, dans le centre de la capitale. Des dizaines de manifestants encagoulés ont affronté la police, qui a utilisé gaz lacrymogène et camions lanceurs d'eau. La violence a touché d'autres villes comme Antofagasta, dans le nord du Chili, où un automobiliste a renversé un groupe de manifestants et a pris la fuite, selon des images diffusées par une télévision locale. La police a indiqué à l'AFP que personne n'avait été mortellement blessé. Le conducteur s'est livré plus tard à la police. Des pillages de commerces ont aussi eu lieu à Valparaiso et à Concepcion (sud), où les manifestants ont ensuite été dispersés par les forces de l'ordre. Le mouvement de protestation sociale qui a débuté le 18 octobre est le plus important que le Chili ait connu en trois décennies. Vingt-deux personnes ont été tuées pendant ces manifestations. Ces nouveaux incidents interviennent alors qu'Amnesty International vient de publier un rapport sur les violences des autorités envers les manifestants. Le document accuse les forces de l'ordre chiliennes d'avoir commis des violations généralisées des droits de l'Homme lors des protestations antigouvernementales de ces dernières semaines. "Le gouvernement rejette catégoriquement le dernier rapport d'Amnesty International qui prétend avoir identifié une politique délibérée visant à blesser les manifestants", a déclaré au cours d'une conférence de presse à Santiago la sous-secrétaire chilienne aux Droits de l'Homme, Lorena Recabarren. La police chilienne a affirmé pour sa part qu'elle n'avait pas eu "l'intention de blesser" des manifestants. Amnesty International déclare que les forces de l'ordre ont mis en place une "politique pour punir" les manifestants au cours de la crise sociale qui secoue le Chili depuis plus d'un mois. (Belga)