Le lancement de l'Opération Irène constitue une "étape vers une solution politique en Libye", s'est réjoui sur Twitter le président du Conseil européen, Charles Michel. Irène, qui déploie également des moyens aériens et satellitaires, représente la principale contribution aux efforts internationaux pour pacifier la Libye. Elle aide à contrôler les importations illégales d'armes à destination de ce pays. L'opération tire son nom du mot grec "eiréné", qui signifie "paix". Les ministres des Affaires étrangères des 27 s'étaient entendus le 17 février sur le principe d'une nouvelle opération, pour succéder à partir du 1er avril à Sophia (EuNavfor Med), en cours depuis octobre 2015 et prolongée, en septembre dernier, jusque fin mars. La double mission de Sophia était de lutter contre les passeurs de migrants en Méditerranée et de contrôler le respect de l'embargo onusien sur les armes à destination de la Libye. La surveillance maritime avait toutefois été suspendue l'an dernier (l'opération a continué avec des moyens aériens) à cause de l'incapacité des États européens de s'accorder sur le sort des migrants secourus en mer. Plusieurs pays, comme l'Autriche, craignaient un potentiel appel d'air pour les passeurs et migrants, créé par le retour de patrouilles navales toujours liées par le droit maritime, qui exige de secourir les personnes en détresse en mer. La route maritime d'Irène se concentrera sur l'est de la frontière maritime libyenne pour éviter les voies privilégiées par les migrants, qui partent du centre vers l'ouest. Toute personne secourue en mer, en vertu du droit international, sera débarquée en Grèce avant d'être envoyée dans un autre État de l'UE. Si le déploiement de ces navires venait à encourager les traversées migratoires, les patrouilles maritimes pourraient toutefois être suspendues, ont décidé les 27 pour rassurer, en particulier, l'Autriche et la Hongrie. Rome accueille le siège de l'opération, qui est placée sous le commandement du contre-amiral Fabio Agostini pour un mandat d'un an. L'Opération Irène a également pour mission de contrôler les exportations illégales de pétrole, de former les garde-côtes libyens et d'aider à combattre le trafic d'êtres humains et les réseaux de passeurs. "La mission principale est le contrôle de l'embargo sur les armes. Les autres missions sont secondaires. Les navires ne partiront donc pas à la recherche de migrants. Mais toute personne en détresse en mer doit être sauvée", a commenté M. Borrell. Il dit espérer voir les premiers navires en mer d'ici une à deux semaines, en fonction de la décision de mise en oeuvre que doivent encore prendre les États membres. (Belga)

Le lancement de l'Opération Irène constitue une "étape vers une solution politique en Libye", s'est réjoui sur Twitter le président du Conseil européen, Charles Michel. Irène, qui déploie également des moyens aériens et satellitaires, représente la principale contribution aux efforts internationaux pour pacifier la Libye. Elle aide à contrôler les importations illégales d'armes à destination de ce pays. L'opération tire son nom du mot grec "eiréné", qui signifie "paix". Les ministres des Affaires étrangères des 27 s'étaient entendus le 17 février sur le principe d'une nouvelle opération, pour succéder à partir du 1er avril à Sophia (EuNavfor Med), en cours depuis octobre 2015 et prolongée, en septembre dernier, jusque fin mars. La double mission de Sophia était de lutter contre les passeurs de migrants en Méditerranée et de contrôler le respect de l'embargo onusien sur les armes à destination de la Libye. La surveillance maritime avait toutefois été suspendue l'an dernier (l'opération a continué avec des moyens aériens) à cause de l'incapacité des États européens de s'accorder sur le sort des migrants secourus en mer. Plusieurs pays, comme l'Autriche, craignaient un potentiel appel d'air pour les passeurs et migrants, créé par le retour de patrouilles navales toujours liées par le droit maritime, qui exige de secourir les personnes en détresse en mer. La route maritime d'Irène se concentrera sur l'est de la frontière maritime libyenne pour éviter les voies privilégiées par les migrants, qui partent du centre vers l'ouest. Toute personne secourue en mer, en vertu du droit international, sera débarquée en Grèce avant d'être envoyée dans un autre État de l'UE. Si le déploiement de ces navires venait à encourager les traversées migratoires, les patrouilles maritimes pourraient toutefois être suspendues, ont décidé les 27 pour rassurer, en particulier, l'Autriche et la Hongrie. Rome accueille le siège de l'opération, qui est placée sous le commandement du contre-amiral Fabio Agostini pour un mandat d'un an. L'Opération Irène a également pour mission de contrôler les exportations illégales de pétrole, de former les garde-côtes libyens et d'aider à combattre le trafic d'êtres humains et les réseaux de passeurs. "La mission principale est le contrôle de l'embargo sur les armes. Les autres missions sont secondaires. Les navires ne partiront donc pas à la recherche de migrants. Mais toute personne en détresse en mer doit être sauvée", a commenté M. Borrell. Il dit espérer voir les premiers navires en mer d'ici une à deux semaines, en fonction de la décision de mise en oeuvre que doivent encore prendre les États membres. (Belga)