Le Premier ministre belge a personnellement félicité Mark Rutte dans la soirée, a indiqué son porte-parole. La chancelière allemande en a fait de même par téléphone. "Je me réjouis de continuer à coopérer en tant qu'amis, voisins et Européens", a-t-elle transmis à M. Rutte, en fin de second mandat, selon un message posté sur Twitter par son porte-parole, Steffen Seibert. Les Allemands sont appelés aux urnes en septembre prochain, et la jeune formation nationaliste, Alternative für Deutschland (AfD) de Frauke Petty, vient bousculer le duel entre les chrétiens-démocrates (CDU) d'Angela Merkel et les sociaux-démocrates (SPD) de Martin Schulz. Ce dernier, encore président du Parlement européen récemment, a fait part de son "soulagement" que les élections n'aient pas été remportées par le populiste Geert Wilders. "Mais nous devons continuer à nous battre pour une Europe libre", a-t-il mis en garde sur Twitter. Le président de la commission européenne, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, a aussi salué la "nette victoire" de M. Rutte, observant avec satisfaction un "vote contre les extrémistes". M. Juncker "a parlé avec Mark Rutte (et l'a) félicité pour sa nette victoire: un vote pour l'Europe, un vote contre les extrémistes", a tweeté le porte-parole du président de l'exécutif européen, Margaritis Schinas. En France aussi, le message des Néerlandais a été interprété sous l'angle européen. Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault s'est félicité mercredi soir que la montée de l'extrême droite ait été "enrayée" lors des législatives aux Pays-Bas, y voyant la volonté d'une "Europe plus forte". Des élections présidentielles sont organisées dans le pays les 23 avril et 7 mai prochains, et la présidente du Front national (FN, extrême droite) Marine Le Pen, euro-sceptique, anti-immigration et anti-islam comme son homologue néerlandais, est créditée d'environ un quart des suffrages dans les sondages. Selon ces pronostics, sa participation au second tour de l'élection est quasi acquise, au contraire de la victoire finale le 7 mai. En Italie, qui a vu le Mouvement Cinq Etoiles (populiste) confirmer sa popularité lors du référendum constitutionnel en décembre, le Premier ministre Paolo Gentiloni s'est réjoui d'un "non au Nexit" (contraction en anglais de 'Netherlands' et 'exit', soit la sortie des Pays-Bas de l'Union européenne, ndlr). "La droite anti-UE a perdu les élections aux Pays-Bas", a-t-il commenté sur les réseaux sociaux. En Suède, le Premier ministre Carl Bildt s'est réjoui de la victoire du libéral Rutte en soulignant le haut niveau de participation aux législatives et "une claire victoire pour ce qui peut être qualifié de centre décent. Encourageante pour tous." "Le populisme n'a pas payé", s'est pour sa part réjoui Xavier Bettel, le Premier ministre du Luxembourg, également membre du Benelux, saluant son homologue libéral Mark Rutte. En Ecosse, la Première ministre Nicola Sturgeon, qui vient tout juste d'annoncer la tenue en 2018 ou 2019 d'un nouveau référendum sur l'indépendance de la région en réponse à la procédure de sortie du Royaume-Uni de l'UE, a aussi manifesté son contentement à l'annonce du recul des eurosceptiques aux Pays-Bas. Citant un tweet sur la défaite de Geert Wilders selon les sondages à la sortie des urnes, Mme Sturgeon s'est contentée de commenter d'un éloquent "Bien". (Belga)

Le Premier ministre belge a personnellement félicité Mark Rutte dans la soirée, a indiqué son porte-parole. La chancelière allemande en a fait de même par téléphone. "Je me réjouis de continuer à coopérer en tant qu'amis, voisins et Européens", a-t-elle transmis à M. Rutte, en fin de second mandat, selon un message posté sur Twitter par son porte-parole, Steffen Seibert. Les Allemands sont appelés aux urnes en septembre prochain, et la jeune formation nationaliste, Alternative für Deutschland (AfD) de Frauke Petty, vient bousculer le duel entre les chrétiens-démocrates (CDU) d'Angela Merkel et les sociaux-démocrates (SPD) de Martin Schulz. Ce dernier, encore président du Parlement européen récemment, a fait part de son "soulagement" que les élections n'aient pas été remportées par le populiste Geert Wilders. "Mais nous devons continuer à nous battre pour une Europe libre", a-t-il mis en garde sur Twitter. Le président de la commission européenne, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, a aussi salué la "nette victoire" de M. Rutte, observant avec satisfaction un "vote contre les extrémistes". M. Juncker "a parlé avec Mark Rutte (et l'a) félicité pour sa nette victoire: un vote pour l'Europe, un vote contre les extrémistes", a tweeté le porte-parole du président de l'exécutif européen, Margaritis Schinas. En France aussi, le message des Néerlandais a été interprété sous l'angle européen. Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault s'est félicité mercredi soir que la montée de l'extrême droite ait été "enrayée" lors des législatives aux Pays-Bas, y voyant la volonté d'une "Europe plus forte". Des élections présidentielles sont organisées dans le pays les 23 avril et 7 mai prochains, et la présidente du Front national (FN, extrême droite) Marine Le Pen, euro-sceptique, anti-immigration et anti-islam comme son homologue néerlandais, est créditée d'environ un quart des suffrages dans les sondages. Selon ces pronostics, sa participation au second tour de l'élection est quasi acquise, au contraire de la victoire finale le 7 mai. En Italie, qui a vu le Mouvement Cinq Etoiles (populiste) confirmer sa popularité lors du référendum constitutionnel en décembre, le Premier ministre Paolo Gentiloni s'est réjoui d'un "non au Nexit" (contraction en anglais de 'Netherlands' et 'exit', soit la sortie des Pays-Bas de l'Union européenne, ndlr). "La droite anti-UE a perdu les élections aux Pays-Bas", a-t-il commenté sur les réseaux sociaux. En Suède, le Premier ministre Carl Bildt s'est réjoui de la victoire du libéral Rutte en soulignant le haut niveau de participation aux législatives et "une claire victoire pour ce qui peut être qualifié de centre décent. Encourageante pour tous." "Le populisme n'a pas payé", s'est pour sa part réjoui Xavier Bettel, le Premier ministre du Luxembourg, également membre du Benelux, saluant son homologue libéral Mark Rutte. En Ecosse, la Première ministre Nicola Sturgeon, qui vient tout juste d'annoncer la tenue en 2018 ou 2019 d'un nouveau référendum sur l'indépendance de la région en réponse à la procédure de sortie du Royaume-Uni de l'UE, a aussi manifesté son contentement à l'annonce du recul des eurosceptiques aux Pays-Bas. Citant un tweet sur la défaite de Geert Wilders selon les sondages à la sortie des urnes, Mme Sturgeon s'est contentée de commenter d'un éloquent "Bien". (Belga)