Les élections de dimanche permettront d'établir le rapport de forces au Bundestag et seront le coup d'envoi de discussions pour la formation d'une coalition. Dans le dernier sondage Forschungsgruppe Wahlen du 21 septembre, la CDU (centre-droit) est estimée à 36% des voix, contre 21,5% pour les sociaux-démocrates de Schulz (centre-gauche). Au pouvoir depuis 2005, Angela Merkel pourrait donc bien rempiler pour un quatrième mandat à la chancellerie. L'une des possibilités reste la poursuite de la coalition actuelle avec les sociaux-démocrates. Cette alliance gauche-droite n'a pas été totalement exclue, mais n'est pas le premier choix des deux grands partis. D'autant qu'une alliance de la CDU avec les libéraux est sur toutes les lèvres. Après avoir été éjecté du parlement lors des dernières élections fédérales en 2013, le FDP s'apprête à revenir au Bundestag, ce qui en fait un éventuel partenaire pour le gouvernement. Reste à voir si les scores combinés de la CDU et du FDP (estimé à 10%) suffiront à boucler une majorité. Si ce n'est pas le cas, ils pourraient également s'associer aux écologistes de Grüne (environ 8%). Une telle coalition dite "jamaïcaine" serait une première au niveau national. Le score du parti populiste AfD sera également déterminant. Après avoir atteint jusqu'à 15% des intentions de vote au plus fort de la crise des migrants, le parti anti-euro et anti-islam est estimé autour des 10% et devrait dès lors faire son entrée au parlement fédéral pour la première fois. Il est déjà présent dans 13 parlements régionaux sur 16. Toutes les autres formations ont néanmoins exclu de gouverner avec lui. Le SPD, pour sa part, espère toujours pouvoir former une coalition sans les chrétiens-démocrates, avec les Verts et les libéraux ou le parti de gauche radicale Die Linke. Il table pour y arriver sur les nombreux électeurs indécis. Les bureaux de vote seront ouverts de 8h à 18h ce dimanche. Les premières tendances officielles seront connues en début de soirée, avant le début des tractations pour la formation d'une coalition dès lundi. A l'issue de ces négociations, qui durent habituellement plusieurs semaines, les députés sont appelés à élire leur chancelier qui doit remporter la majorité absolue des voix. (Belga)

Les élections de dimanche permettront d'établir le rapport de forces au Bundestag et seront le coup d'envoi de discussions pour la formation d'une coalition. Dans le dernier sondage Forschungsgruppe Wahlen du 21 septembre, la CDU (centre-droit) est estimée à 36% des voix, contre 21,5% pour les sociaux-démocrates de Schulz (centre-gauche). Au pouvoir depuis 2005, Angela Merkel pourrait donc bien rempiler pour un quatrième mandat à la chancellerie. L'une des possibilités reste la poursuite de la coalition actuelle avec les sociaux-démocrates. Cette alliance gauche-droite n'a pas été totalement exclue, mais n'est pas le premier choix des deux grands partis. D'autant qu'une alliance de la CDU avec les libéraux est sur toutes les lèvres. Après avoir été éjecté du parlement lors des dernières élections fédérales en 2013, le FDP s'apprête à revenir au Bundestag, ce qui en fait un éventuel partenaire pour le gouvernement. Reste à voir si les scores combinés de la CDU et du FDP (estimé à 10%) suffiront à boucler une majorité. Si ce n'est pas le cas, ils pourraient également s'associer aux écologistes de Grüne (environ 8%). Une telle coalition dite "jamaïcaine" serait une première au niveau national. Le score du parti populiste AfD sera également déterminant. Après avoir atteint jusqu'à 15% des intentions de vote au plus fort de la crise des migrants, le parti anti-euro et anti-islam est estimé autour des 10% et devrait dès lors faire son entrée au parlement fédéral pour la première fois. Il est déjà présent dans 13 parlements régionaux sur 16. Toutes les autres formations ont néanmoins exclu de gouverner avec lui. Le SPD, pour sa part, espère toujours pouvoir former une coalition sans les chrétiens-démocrates, avec les Verts et les libéraux ou le parti de gauche radicale Die Linke. Il table pour y arriver sur les nombreux électeurs indécis. Les bureaux de vote seront ouverts de 8h à 18h ce dimanche. Les premières tendances officielles seront connues en début de soirée, avant le début des tractations pour la formation d'une coalition dès lundi. A l'issue de ces négociations, qui durent habituellement plusieurs semaines, les députés sont appelés à élire leur chancelier qui doit remporter la majorité absolue des voix. (Belga)