La ministre mexicaine de l'Intérieur "Olga Sanchez Cordero a décidé d'accorder l'asile politique à M. Evo Morales. Sa vie et son intégrité physique sont menacées", a déclaré M. Ebrard au cours d'une conférence de presse à Mexico. Il a précisé que le gouvernement avait été sollicité par M. Morales, qui a été contraint à la démission. "Il nous a demandé verbalement et de façon formelle de lui accorder l'asile politique dans notre pays", a-t-il dit. "Mexico s'est toujours distingué tout au long de son histoire pour avoir protégé ceux qui cherchaient un refuge", a conclu le ministre des Affaires étrangères mexicain. Lâché par l'armée bolivienne dimanche après trois semaines de violentes manifestations, le socialiste Evo Morales était l'un des derniers représentants de la "vague rose" qui a déferlé au tournant des années 2000 sur l'Amérique latine, faisant virer à gauche le Brésil, l'Argentine, le Chili, l'Equateur et le Venezuela. La Bolivie se trouve depuis lundi sans dirigeant. Les successeurs prévus à Evo Morales par la Constitution ont tous démissionné avec lui. (Belga)