"Les Etats-Unis saluent le peuple bolivien pour avoir demandé la liberté et l'armée bolivienne pour avoir respecté son serment de protéger non un seul individu, mais la Constitution de la Bolivie", a déclaré M. Trump dans un communiqué. "Ces événements envoient un signal fort aux régimes illégitimes du Venezuela et du Nicaragua, que la démocratie et la volonté du peuple triompheront toujours", a-t-il ajouté. Depuis son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump a multiplié les sanctions à l'encontre de ces deux pays, au nom de "la défense de la démocratie et des droits humains" en Amérique latine. Washington a par ailleurs dénoncé lundi l'occupation de l'ambassade du Venezuela en Bolivie par des opposants à M. Morales, fidèle allié de Caracas, demandant le respect de la souveraineté vénézuélienne. "Nous prenons très au sérieux l'inviolabilité de toute mission diplomatique et appelons tous ceux qui sont impliqués dans cette situation, ou dans toute situation de troubles ailleurs, à respecter cette inviolabilité", a déclaré un haut responsable du département d'Etat américain. Lâché par l'armée dimanche après trois semaines de violentes manifestations, Evo Morales était l'un des derniers représentants de la "vague rose" qui a déferlé au tournant des années 2000 sur l'Amérique latine, faisant virer à gauche le Brésil, l'Argentine, le Chili, l'Equateur et le Venezuela. Le président vénézuélien Nicolas Maduro avait condamné "catégoriquement" dimanche ce qu'il considérait être un "coup d'Etat" en Bolivie. (Belga)