"Nous allons convoquer des élections avec des personnalités qualifiées qui vont conduire le processus électoral afin de refléter ce que veulent tous les Boliviens", a-t-elle déclaré à son arrivée au Parlement, lundi. Mme Añez est appelée en vertu de la Constitution à succéder au poste de chef de l'Etat à Evo Morales après sa démission. Les successeurs prévus par la Constitution en cas de départ du président ont en effet tous démissionné avec lui: le vice-président Alvaro Garcia, la présidente et le vice-président du Sénat et le président de la Chambre des députés. La nomination du remplaçant par interim d'Evo Morales revient cependant au Parlement, où ses partisans sont toujours majoritaires. En Bolivie, les tensions ont perduré lundi malgré l'annonce de la démission d'Evo Morales la veille. A La Paz, des confrontations entre supporters et opposants au président ont eu lieu, avec intervention de la police qui a tenté de séparer les deux camps en usant de gaz lacrymogène. Des violences ont également été rapportées dans d'autres villes. Evo Morales, lâché par l'armée, a été forcé d'annoncer sa démission après trois semaines de violentes manifestations. Lundi, il a publié quelques tweets sur le réseau de microblogging, pour notamment accuser son rival Carlos Mesa d'avoir voulu mener un coup d'Etat, mais sa localisation précise était inconnue. L'Organisation des Etats américains (OEA) a appelé lundi "à la paix et au respect de la loi" pour résoudre la crise politique en Bolivie et demandé "une réunion urgente" du Parlement bolivien "pour garantir le fonctionnement des institutions et nommer de nouvelles autorités électorales pour garantir un nouveau processus électoral". (Belga)