"Oui, il est décédé (...) d'un arrêt cardiaque", a affirmé dans une brève déclaration à l'AFP un médecin de l'hôpital de Cochabamba. Selon un rapport médical reproduit par les médias locaux, le manifestant décédé a été admis souffrant de "traumatisme crânien grave, fracture de la base du crâne" et était dans le coma. En outre, une vingtaine de personnes ont été blessées lors des affrontements à Cochabamba. Désormais, le bilan des manifestations qui ont éclaté en Bolivie il y a plus de deux semaines après la réélection controversée du président Evo Morales le 20 octobre, est de trois morts. "J'exprime mon profond regret pour la mort du jeune Limbert Guzman, victime innocente de la violence promue par des groupes politiques qui encouragent la haine raciale entre les frères boliviens", a tweeté M. Morales. "Je réitère mon appel à la paix sociale pour rétablir la paix au sein de notre peuple", a ajouté le président de gauche, confronté aux protestations qui exigent sa démission et l'organisation de nouvelles élections. (Belga)