A Grez-Doiceau, le bilan de la législature qui se termine n'est pas le même aux yeux de tous. Alors que la bourgmestre Sybille de Coster-Bauchau (Alliance communale, MR) se félicite d'avoir réalisé plus de 80 % de son programme et d'avoir travaillé en bonne entente avec son partenaire Equipe (PS), son principal opposant Alain Clabots (Avec vous, groupe indépendant) porte un regard très critique sur la situation de sa commune. Celui qui fut bourgmestre de Grez-Doiceau de 2006 à 2012 parle en effet d'une situation catastrophique au point de vue financier, de l'humain et de la gestion. " Cela ne s'est pas forcément vu, car la majorité a fait beaucoup de communication mais, par exemple, 17 membres du personnel admi...

A Grez-Doiceau, le bilan de la législature qui se termine n'est pas le même aux yeux de tous. Alors que la bourgmestre Sybille de Coster-Bauchau (Alliance communale, MR) se félicite d'avoir réalisé plus de 80 % de son programme et d'avoir travaillé en bonne entente avec son partenaire Equipe (PS), son principal opposant Alain Clabots (Avec vous, groupe indépendant) porte un regard très critique sur la situation de sa commune. Celui qui fut bourgmestre de Grez-Doiceau de 2006 à 2012 parle en effet d'une situation catastrophique au point de vue financier, de l'humain et de la gestion. " Cela ne s'est pas forcément vu, car la majorité a fait beaucoup de communication mais, par exemple, 17 membres du personnel administratif et ouvrier ont démissionné au cours de ces dernières années à cause notamment d'une mauvaise ambiance de travail. " Alain Clabots reproche aussi à Sybille de Coster-Bauchau d'avoir manqué de présence à cause de son mandat de députée fédérale, et d'avoir survolé les dossiers avec son équipe. L'actuelle bourgmestre, quant à elle, préfère mettre en avant le travail accompli lors de ces six années à la tête de Grez-Doiceau. " Nous avons notamment abouti à une solution pour le home Jean Renard, un dossier qui devenait de plus en plus complexe et risquait de mener à la fermeture de la maison de repos ", illustre-t-elle. " L'établissement sera rénové et agrandi, une solution que l'opposition critique mais qui était nécessaire pour garantir les subsides et l'augmentation du nombre de lits. Nous avons aussi mené à Gastuche un projet immobilier - le Domaine des Vallées - qui a permis de créer des logements à prix modérés. " Sybille de Coster-Bauchau relève aussi les différents processus participatifs mis en place et qui lui tiennent à coeur, comme le conseil consultatif des aînés ou encore le système d'agora utilisé pour discuter des problèmes de mobilité et aboutir à des solutions qui correspondent au plus grand nombre. La bourgmestre évoque également la création d'une nouvelle crèche ou encore l'installation de classes dans l'académie de musique pour répondre aux besoins de l'école tout en rationnalisant les coûts et l'utilisation du bâtiment. Ce dernier projet fait partie de ceux qu'Alain Clabots conteste, estimant que la cohabitation est compliquée et les lieux inappropriés à un accueil scolaire, notamment en raison de la faible capacité du réfectoire. En octobre, l'ex-bourgmestre s'est donné pour défi de reconquérir des voix avec une équipe indépendante composée de plusieurs nouvelles têtes. " Si on nous donne l'opportunité de gouverner, notre priorité sera d'écouter les gens, d'être présents au quotidien et de rétablir une gestion raisonnable des finances ", précise Alain Clabots. Son groupe Avec vous étant particulièrement critique et éloigné de l'Alliance communale (AC) de Sybille de Coster-Bauchau, le scrutin risque d'être arbitré par les deux autres principaux acteurs politiques que sont Ecolo et Equipe (PS). Alain Clabots confie avoir les mains libres et ne pas privilégier de partenariat, alors qu'Alliance communale a déjà manifesté son intérêt de poursuivre avec l'Equipe de Victor Pirot si l'électeur lui en offre la possibilité. Selon Sybille de Coster-Bauchau, les principaux enjeux à Grez-Doiceau seront de maintenir la ruralité et les espaces verts face à la forte pression immobilière, et, bien sûr, de continuer à travailler sur la mobilité. Par Marie-Eve Rebts.