La liste finale des candidats a été publiée mercredi, a indiqué le ministère de l'Intérieur, dénombrant 294 personnes, dont 29 femmes, pour les 30 sièges du Conseil consultatif (Majlis al-Choura) ouverts à l'élection. Quinze autres sièges seront attribués directement par l'émir Tamim ben Hamad Al-Thani, qui peut mettre son veto aux décisions prises par le Majlis al-Choura. Seuls les descendants de Qataris déjà citoyens du pays en 1930 auront le droit de voter et de se présenter comme candidats. Pour le prouver, les aspirants électeurs ou candidats doivent se fonder sur des archives datant de l'époque où le Qatar était un territoire sous protectorat britannique. Des membres de l'importante tribu al-Mourra risquent donc d'être exclus de ces élections, ont signalé des experts, ce qui a suscité des débats animés sur les réseaux sociaux. Selon les estimations de chercheurs spécialisés sur le Qatar, jusqu'à 60% de la population appartient à cette tribu. Outre les familles naturalisées après 1930, sont également exclus les ministres, les membres des forces armées et les membres du conseil municipal. Les membres de la famille royale sont également interdits de se présenter, mais peuvent voter. Les législatives d'octobre seront les premières au Qatar, même si les citoyens ont déjà pu voter lors de réformes constitutionnelles et à des élections locales. Aucune affiche électorale n'était présente mercredi dans le centre de Doha, tandis que les médias qataris n'ont accordé qu'un intérêt limité au début de la campagne électorale. La loi actuelle interdit les partis politiques, tout comme "l'incitation à la violence tribale ou sectaire entre citoyens de quelque manière que ce soit". Les autorités craignent par ailleurs que le scrutin ne soit exploité par les voisins et rivaux traditionnels du Qatar, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, qui, selon des responsables qataris, se sont déjà opposés à la tenue d'élections au Qatar. (Belga)

La liste finale des candidats a été publiée mercredi, a indiqué le ministère de l'Intérieur, dénombrant 294 personnes, dont 29 femmes, pour les 30 sièges du Conseil consultatif (Majlis al-Choura) ouverts à l'élection. Quinze autres sièges seront attribués directement par l'émir Tamim ben Hamad Al-Thani, qui peut mettre son veto aux décisions prises par le Majlis al-Choura. Seuls les descendants de Qataris déjà citoyens du pays en 1930 auront le droit de voter et de se présenter comme candidats. Pour le prouver, les aspirants électeurs ou candidats doivent se fonder sur des archives datant de l'époque où le Qatar était un territoire sous protectorat britannique. Des membres de l'importante tribu al-Mourra risquent donc d'être exclus de ces élections, ont signalé des experts, ce qui a suscité des débats animés sur les réseaux sociaux. Selon les estimations de chercheurs spécialisés sur le Qatar, jusqu'à 60% de la population appartient à cette tribu. Outre les familles naturalisées après 1930, sont également exclus les ministres, les membres des forces armées et les membres du conseil municipal. Les membres de la famille royale sont également interdits de se présenter, mais peuvent voter. Les législatives d'octobre seront les premières au Qatar, même si les citoyens ont déjà pu voter lors de réformes constitutionnelles et à des élections locales. Aucune affiche électorale n'était présente mercredi dans le centre de Doha, tandis que les médias qataris n'ont accordé qu'un intérêt limité au début de la campagne électorale. La loi actuelle interdit les partis politiques, tout comme "l'incitation à la violence tribale ou sectaire entre citoyens de quelque manière que ce soit". Les autorités craignent par ailleurs que le scrutin ne soit exploité par les voisins et rivaux traditionnels du Qatar, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, qui, selon des responsables qataris, se sont déjà opposés à la tenue d'élections au Qatar. (Belga)