"Depuis 6 heures ce matin, nous sommes toujours séquestrés", a affirmé Zacharie Myboto, ancien ministre d'Omar Bongo, le père et prédécesseur d'Ali Bongo à la tête du Gabon. "On nous a dit qu'on devait être transférés au siège de la gendarmerie, mais nous n'avons toujours pas de nouvelles", a-t-il ajouté, tout en précisant que 25 personnes étaient encore retenues avec lui dans la cour du QG de Jean Ping. Parmi elles, l'ancien vice-président de la République Didjob Ding Duvungui ou encore Paul-Marie Gondjout, responsable d'un parti d'opposition. Plus tôt, M. Duvungui avait raconté que l'armée avait fouillé le QG "de fond en comble". Dans l'après-midi, les lieux restaient inaccessibles au public, des journalistes de l'AFP ayant été refoulés fermement par un imposant dispositif de sécurité. Mercredi en fin d'après-midi, la commission électorale a annoncé la réélection du président sortant pour un deuxième septennat avec 49,80% des suffrages, devant M. Ping (48,23%), 73 ans. Cette annonce a déclenché une nuit d'émeutes meurtrières et de pillages à Libreville et dans d'autres villes du pays. Le centre de la capitale était quadrillé jeudi par les forces de l'ordre, notamment aux abords de l'Assemblée nationale, incendiée mercredi, et du QG de M. Ping, pris d'assaut dans la nuit. Lors d'un bref point presse, le ministre de l'Intérieur a annoncé l'arrestation depuis mercredi soir d'environ un millier de personnes dans tout le pays, dont 600 à 800 dans la capitale Libreville. (Belga)

"Depuis 6 heures ce matin, nous sommes toujours séquestrés", a affirmé Zacharie Myboto, ancien ministre d'Omar Bongo, le père et prédécesseur d'Ali Bongo à la tête du Gabon. "On nous a dit qu'on devait être transférés au siège de la gendarmerie, mais nous n'avons toujours pas de nouvelles", a-t-il ajouté, tout en précisant que 25 personnes étaient encore retenues avec lui dans la cour du QG de Jean Ping. Parmi elles, l'ancien vice-président de la République Didjob Ding Duvungui ou encore Paul-Marie Gondjout, responsable d'un parti d'opposition. Plus tôt, M. Duvungui avait raconté que l'armée avait fouillé le QG "de fond en comble". Dans l'après-midi, les lieux restaient inaccessibles au public, des journalistes de l'AFP ayant été refoulés fermement par un imposant dispositif de sécurité. Mercredi en fin d'après-midi, la commission électorale a annoncé la réélection du président sortant pour un deuxième septennat avec 49,80% des suffrages, devant M. Ping (48,23%), 73 ans. Cette annonce a déclenché une nuit d'émeutes meurtrières et de pillages à Libreville et dans d'autres villes du pays. Le centre de la capitale était quadrillé jeudi par les forces de l'ordre, notamment aux abords de l'Assemblée nationale, incendiée mercredi, et du QG de M. Ping, pris d'assaut dans la nuit. Lors d'un bref point presse, le ministre de l'Intérieur a annoncé l'arrestation depuis mercredi soir d'environ un millier de personnes dans tout le pays, dont 600 à 800 dans la capitale Libreville. (Belga)