"Il y a contestations et doutes. Les observateurs européens sur place ont émis des critiques sur la base de faits objectifs. La sagesse commanderait de faire un nouveau décompte des résultats", a-t-il déclaré sur la radio RTL. Comme l'opposition, l'Union européenne et les Etats-Unis, la France, ancienne puissance coloniale, avait déjà demandé la publication des résultats de tous les bureaux de vote du Gabon (environ 2.500) sans aller jusqu'à évoquer un recomptage des voix. Ce nouveau décompte est en revanche réclamé par le candidat d'opposition Jean Ping, qui se déclare "président élu" et a lancé lundi un appel à une "grève générale" pour bloquer l'économie du pays. De son côté, le pouvoir refuse tout recomptage en arguant que la loi électorale ne le prévoit pas et invite l'opposition à se tourner vers la Cour constitutionnelle. Des manifestations et des pillages ont éclaté dans tout le pays après l'annonce mercredi dernier de la réélection du président sortant. Au total, ces violences ont fait au moins sept morts, selon un décompte de l'AFP. Plusieurs centaines de personnes ont aussi été arrêtées, selon les autorités, et de nombreuses familles étaient toujours à la recherche de leurs proches lundi. (Belga)

"Il y a contestations et doutes. Les observateurs européens sur place ont émis des critiques sur la base de faits objectifs. La sagesse commanderait de faire un nouveau décompte des résultats", a-t-il déclaré sur la radio RTL. Comme l'opposition, l'Union européenne et les Etats-Unis, la France, ancienne puissance coloniale, avait déjà demandé la publication des résultats de tous les bureaux de vote du Gabon (environ 2.500) sans aller jusqu'à évoquer un recomptage des voix. Ce nouveau décompte est en revanche réclamé par le candidat d'opposition Jean Ping, qui se déclare "président élu" et a lancé lundi un appel à une "grève générale" pour bloquer l'économie du pays. De son côté, le pouvoir refuse tout recomptage en arguant que la loi électorale ne le prévoit pas et invite l'opposition à se tourner vers la Cour constitutionnelle. Des manifestations et des pillages ont éclaté dans tout le pays après l'annonce mercredi dernier de la réélection du président sortant. Au total, ces violences ont fait au moins sept morts, selon un décompte de l'AFP. Plusieurs centaines de personnes ont aussi été arrêtées, selon les autorités, et de nombreuses familles étaient toujours à la recherche de leurs proches lundi. (Belga)