"La Commission électorale offre ses excuses à toutes les parties prenantes et au peuple afghan pour le retard dans l'annonce des résultats", a déclaré sa présidente, Awa Alam Nuristani. Elle n'a pas indiqué l'ampleur du délai. Initialement, la commission électorale devait annoncer les résultats préliminaires le 19 octobre et les définitifs le 7 novembre. Le cas échéant, un deuxième tour devrait se tenir dans les deux semaines suivant l'annonce définitive. Mme Nuristani a justifié le retard "à cause de questions techniques et pour des raisons de transparence", sans autres explications, lors d'une conférence de presse. Le premier tour, qui s'est tenu le 28 septembre, a appelé aux urnes 9,6 millions d'électeurs pour choisir le chef de l'Etat parmi 18 candidats. Avec deux favoris, l'actuel président Ashraf Ghani et son chef de l'exécutif Abdullah Abdullah. Le scrutin a enregistré le plus bas taux de participation à une présidentielle -estimé autour de 27% à ce jour- sur les quatre à s'être tenues depuis 2004. L'élection s'est tenue dans une situation sécuritaire tendue, avec de multiples petites attaques des talibans, notamment contre des bureaux de vote. De nombreux observateurs indépendants ont souligné que le dernier scrutin se distinguait des précédents, -marqués par des graves irrégularités-, par une plus grande transparence et une meilleure organisation. Mais l'utilisation de lecteurs biométriques pour empêcher les votes multiples par des électeurs a compliqué les opérations techniques. La commission électorale, soutenue en cela par les observateurs occidentaux, s'est engagée à ne tenir compte que des votes ayant donné lieu à enregistrement de l'électeur avec le lecteur biométrique. La situation est compliquée entre autres par le fait que les données de nombreux lecteurs n'ont pu être transmises à la commission le jour du scrutin à cause de communications défaillantes. Les machines ont été ramenées à la commission à Kaboul pour en extraire ces données. (Belga)