Ahmad Samir, qui faisait un master de recherche à la Central European University à Vienne sur les droits des femmes à la santé reproductive, a été arrêté lors d'une visite en Égypte en février 2021. Les autorités n'ont pas précisé les raisons exactes de son arrestation, l'accusant de "diffusion de fausses informations" et d'"appartenance à une organisation terroriste", des accusations fréquemment utilisées contre les militants politiques et défenseurs des droits humains en Égypte. "Le tribunal d'urgence de la Sûreté d'État a condamné Ahmed Samir à quatre ans d'emprisonnement et à une amende de 500 livres égyptiennes (environ 27 euros) pour diffusion de fausses informations", a indiqué sur sa page Facebook la Commission égyptienne pour les droits et la liberté (ECRF). Ce jugement "ne peut faire l'objet d'un appel d'après la loi de l'état d'urgence", en vigueur depuis 2017 en Egypte, a précisé dans un communiqué l'Association pour la liberté de pensée et d'expression (AFTE), une autre ONG. Début juin, cinq ONG égyptiennes et internationales dont Amnesty International ont appelé les autorités égyptiennes à libérer l'étudiant "immédiatement et sans condition", indiquant que ce dernier avait été "battu en prison". Depuis l'arrivée au pouvoir du président Abdel Fattah al-Sissi en 2014, les autorités mènent une impitoyable répression contre tous types d'opposition, islamiste comme libérale. À l'instar d'Ahmed Samir, Patrick Zaki, un autre chercheur sur les questions de genre et membre de l'Initiative égyptienne pour les droits personnels (EIPR), est en détention depuis début 2020 lorsqu'il avait été arrêté pour "terrorisme" à son retour d'Italie où il étudiait. Environ une douzaine de chercheurs sont en prison en Égypte pour leur travail, selon l'AFTE. (Belga)

Ahmad Samir, qui faisait un master de recherche à la Central European University à Vienne sur les droits des femmes à la santé reproductive, a été arrêté lors d'une visite en Égypte en février 2021. Les autorités n'ont pas précisé les raisons exactes de son arrestation, l'accusant de "diffusion de fausses informations" et d'"appartenance à une organisation terroriste", des accusations fréquemment utilisées contre les militants politiques et défenseurs des droits humains en Égypte. "Le tribunal d'urgence de la Sûreté d'État a condamné Ahmed Samir à quatre ans d'emprisonnement et à une amende de 500 livres égyptiennes (environ 27 euros) pour diffusion de fausses informations", a indiqué sur sa page Facebook la Commission égyptienne pour les droits et la liberté (ECRF). Ce jugement "ne peut faire l'objet d'un appel d'après la loi de l'état d'urgence", en vigueur depuis 2017 en Egypte, a précisé dans un communiqué l'Association pour la liberté de pensée et d'expression (AFTE), une autre ONG. Début juin, cinq ONG égyptiennes et internationales dont Amnesty International ont appelé les autorités égyptiennes à libérer l'étudiant "immédiatement et sans condition", indiquant que ce dernier avait été "battu en prison". Depuis l'arrivée au pouvoir du président Abdel Fattah al-Sissi en 2014, les autorités mènent une impitoyable répression contre tous types d'opposition, islamiste comme libérale. À l'instar d'Ahmed Samir, Patrick Zaki, un autre chercheur sur les questions de genre et membre de l'Initiative égyptienne pour les droits personnels (EIPR), est en détention depuis début 2020 lorsqu'il avait été arrêté pour "terrorisme" à son retour d'Italie où il étudiait. Environ une douzaine de chercheurs sont en prison en Égypte pour leur travail, selon l'AFTE. (Belga)